Archives de l’auteur : Bénédicte Dubois

A propos Bénédicte Dubois

Responsable du Pôle éducation inclusive IFP Nord-Pas de Calais AMIENS-ARRAS-LILLE

• Plateforme Cap école

Voici 2 documents ultra synthétiques, copies d’écran à l’appui, qui présentent la plateforme « Cap école inclusive », pour le 1er puis pour le 2nd degré.

Cap école inclusive est une plateforme CANOPÉ sur laquelle on peut :

  • Identifier les besoins d’un élève à l’aide de grilles d’observation.
  • Trouver des pistes et des ressources d’adaptations pédagogiques au regard de ces besoins
  • Trouver des réponses à nos questions sur les troubles et les difficultés,  pour « aller plus loin ».

Sa particularité, c’est qu’elle privilégie une entrée par les besoins des élèves et non pas par les troubles.

De plus, elle s’adresse non seulement aux enseignants mais aussi aux AESH.

Cap école inclusive 1er degré

Cap école inclusive 2nd degré

• Loi École de la confiance 2019

Parmi les annonces principales de cette loi sur l’École de la confiance (JO 26/07/2019), on note :


• la création d’un service public de l’École inclusive
à partir de la rentrée 2019 opère un véritable changement de paradigme plutôt qu’une simple réorganisation de l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle repose notamment sur une amélioration significative des conditions de recrutement, de formation et de travail des personnels.

Voici une synthèse de la loi sur l’École de la confiance (JO 26/07/2019) avec un petit focus sur l’École inclusive.

Synthèse LOI école de la confiance 2019

• Chasseurs d’images (d’inclusion)

L’éducation inclusive  s’inscrit dans une société inclusive…

Photographie prise à Anglet, le long de la promenade côtière accessible en fauteuil, poussette, patins, tricycles,…

Au début du mois de mai 2018, alors que je randonnais au pays basque, j’ai dévié de mon chemin pour expérimenter un spot de parcours de santé, comme on en trouve de plus en plus aux abords des plages, des forêts et des parcs.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, parmi les autres, une machine de fitness adaptée aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant, assortie de son mode d’emploi…

Ce bel exemple d’inclusion sportive me donne l’idée de lancer ce partage sur notre site.
Comme l’an passé, nous vous invitons donc à profiter de cet été 2019 pour diffuser de belles initiatives d’inclusion au fil de nos promenades en ville, à la campagne, à la mer ou à la montagne …

Alors… à vos appareils photos, smartphones ou tablettes et envoyez-les en indiquant le lieu de prise de vue sur l’adresse images@versunecoleinclusive.fr

Retrouvez les photos partagées sur cette page.

Bonnes vacances
Bénédicte Dubois

Photographie prise à Anglet, le long de la promenade côtière accessible en fauteuil, poussette, patins, tricycles,…

Photographie prise à Anglet, le long de la promenade côtière accessible en fauteuil, poussette, patins, tricycles,…

Photographie prise à Anglet, le long de la promenade côtière accessible en fauteuil, poussette, patins, tricycles,…

• Concrètement que faire ?

L'éducation inclusive - J. JoguetOn en rêvait… il l’a fait ! Jacques JOGUET, enseignant spécialisé et formateur au sein d’un ISFEC pour la préparation de la certification du CAPPEI vient de publier l’ouvrage au titre très prometteur : L’éducation inclusive, pour une école ouverte à tous, pour une école de l’excellence (coll. Concrètement que faire ? éditions Tom Pousse, 2019)

Après un état des lieux qui présente l’écart entre les attentes des élèves (et celles de parents) et les réponses apportées par l’école, le second chapitre apporte une analyse plus approfondie. Celle-ci met en exergue la nécessaire reconnaissance de l’élève et la croyance en son potentiel, l’observation comme savoir-faire professionnel, une clarification des concepts de difficulté scolaire, d’obstacles, d’accessibilité, de compensation, de différenciation et de handicap… Le troisième chapitre décline des outils pédagogiques permettant de favoriser la réussite des élèves, assortis des enjeux dont ils sont porteurs. Parmi eux, on trouve le statut de l’erreur « outil pédagogique par excellence » et l’évaluation différenciée qui, suffisamment pensée, devient un outil « fédérateur » et « pilote » pour ses utilisateurs. Enfin, l’ouvrage se termine par un quatrième chapitre qui s’intitule « L’école, un nouvel espace à créer » dans lequel la notion de projet d’établissement « ferment d’une culture commune d’équipe » et donc, de partenariat, permettent de libérer la créativité de chacun, au service de tous les élèves. Un paragraphe dédié à la formation ne pouvait manquer à cet ouvrage… celle-ci  se conjuguant avec les mots analyse, réflexion, questionnement et bien sûr, cheminement (professionnel et personnel).

Tout au long de son ouvrage, Jacques JOGLET s’appuie sur l’éclairage de grands auteurs tels que Charles GARDOU, Michel SERRES, Abraham MASLOW, Michel DEVELEY, Hervé BENOIT, Jean-Pierre BOUTINET, Edgar MORIN, … Il termine en paraphrasant Antoine DE SAINT EXUPERY : « Fais de la scolarité un rêve, et d’un rêve une réalité. »

C’est bien ce que je disais au début de cet article : on en rêvait… il l’a fait !

• Personne ressource : une nouvelle épreuve à la certification CAPPEI

Au regard de l’enquête effectuée auprès des coordonnateurs d’Ulis et de leur rôle de personne ressource,  il nous semble important d’approfondir ce sujet en questionnant la formation des enseignants spécialisés.

Depuis la mise en œuvre du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques professionnelles pour l’éducation inclusive (CAPPEI) et de la formation professionnelle spécialisée en février 2017, l’examen de certification comprend une 3ème nouvelle épreuve. Elle consiste à présenter une action conduite par le candidat témoignant de son rôle de « personne ressource » en matière d’éducation inclusive.
Nous avons interrogé Bénédicte DUBOIS, responsable de formation CAPPEI à l’IFP Nord Pas de Calais afin d’y voir plus clair sur cette épreuve.

Vers une école inclusive : En tant que responsable de formation préparant les enseignants à la certification CAPPEI, que pensez-vous d’une évaluation supplémentaire sur la notion de personne ressource ?

Bénédicte Dubois : Le concept de personne ressource n’est pas nouveau, il existe depuis des décennies. Le problème c’est que chacun en avait sa propre représentation, et bien souvent en fonction de ce qui l’arrangeait !

Vous voulez dire que cette nouvelle épreuve de la certification met fin à cela ?

En quelque sorte, oui … et je me réjouis de son existence pour deux raisons :

La première c’est que la notion de personne ressource apparait dans le référentiel de compétences de l’enseignant spécialisé de façon explicite, assortie de ses huit formes d’interventions. Cela cadre et clarifie enfin les choses.

La seconde raison c’est que cela oblige les autorités académiques et les centres de formation à réfléchir sur ce que signifie vraiment « être personne ressource » dans un établissement scolaire et/ou médico-social.

Pouvez-vous la définir cette notion de personne ressource ?

On croirait facile de définir le concept de personne ressource car tout le monde sait ce que signifie le mot « ressource ». Mais quand il s’agit de l’associer au mot « personne », les choses se compliquent…

Pourquoi ?

Parce que cela touche à la question de posture professionnelle, laquelle renvoie à l’idée d’identité professionnelle qui elle-même touche à l’image soi. Et tous ces aspects relèvent de processus psychiques majeurs. Cela me fait dire qu’il n’est pas encore né celui qui inventera LA définition consensuelle du concept de personne ressource en matière d’éducation inclusive, surtout dans une société qui n’est pas encore, avouons-le, tout à fait inclusive.

Ce concept est-il travaillé au cours de la formation CAPPEI ?

Bien sûr.  Il fait même l’objet du module 6 du tronc commun et s’intitule : « Exercer dans l’école inclusive comme personne ressource ». On y consacre 24 heures, ce qui correspond à 4 journées de formation, ce qui n’est pas rien.

Quels en sont les contenus ?

Sur la base du référentiel de compétences de l’enseignant spécialisé, on travaille des connaissances approfondies sur le développement de l’enfant et de l’adolescent, les difficultés, les troubles, les effets du contexte socio-familial et les besoins. Ces connaissances permettent de développer des pratiques professionnelles visant l’accessibilité des apprentissages, l’identification et l’analyse des besoins éducatifs particuliers des élèves, la mise en œuvre de réponses didactiques, pédagogiques et éducatives adaptées.

Mais j’inclus aussi dans le planning de ce module, une intervention sur l’établissement inclusif (projet éducatif et valeurs éthiques / projet d’établissement visant à la mise en œuvre de ce projet éducatif inclusif). J’ajoute aussi des temps consacrés au développement de compétences communicationnelles car jouer un rôle moteur dans l’environnement scolaire et apporter une expertise relative aux pratiques pédagogiques inclusives, nécessite de se doter d’outils de communication. (Comme la CNV par exemple, communication non violente).

Concrètement, qu’attend-on du candidat dans cette épreuve ?

On lui demande de présenter une action individuelle ou collective de sensibilisation, d’information, de valorisation d’une action pédagogique à destination de professionnels de l’éducation ou de partenaires. Il est important de mentionner que cette épreuve porte aussi sur l’analyse réflexive de cette action au sein de l’établissement. Bien sûr, ce concept de personne ressource s’inscrit aussi en filigrane de tous les autres modules : professionnalisation, approfondissement et les modules d’initiative nationale (MIN).

Quels freins rencontrez-vous en tant que responsable de formation pour cette épreuve n°3 de personne ressource ?

L’alternance en formation est riche d’enseignements mais peut aussi être un frein pour ce type d’épreuve qui demande de construire des relations stables, fluides et continues avec les acteurs de la communauté éducative de l’établissement. Ce manque de confort en termes de temporalité génère stress, fatigue et un rapport au temps compliqué pour les enseignants qui font de leur mieux.

Un second frein, lié au premier, renvoie à l’idée que cette construction identitaire d’enseignant spécialisé est un processus qui s’inscrit dans la durée. Cela signifie que cette évaluation arrive bien trop vite. Sachant que pour des raisons évidentes d’organisation on ne pourrait la différer, les membres des commissions devraient avoir en tête qu’il s’agit d’évaluer cette compétence qui est en construction, surtout quand on est novice sur le poste, et non pas une compétence construite.
Mais cela relève du bon sens…

Le troisième frein que je vois, et qui n’est pas le moindre, confère du sentiment d’efficacité personnelle tel que l’a présentée Albert BANDURA [1]. Il s’agit de dépasser cette remarque récurrente des stagiaires : « Je suis qui pour me considérer comme personne ressource alors que j’ai tout à apprendre de ce (nouveau) métier ? ».

Il est donc question de légitimité ?

Il est surtout question de gommer cette représentation de personne ressource qui consiste à penser qu’on doit avoir réponse à tout et tout le temps sur les réponses à apporter aux questions des acteurs de l’établissement (quand ils s’en posent !).  Cela signifie qu’il faut interroger les concepts d’accompagnement (Maela PAUL [2]) mais aussi de postures éducatives (G. LE BOUEDEC, T. LAVENIER, L. PASQUIER [3]) sous l’éclairage de ces brillants chercheurs. Accompagner, former, orchestrer, conseiller… ne renvoient pas tout à fait aux mêmes choses selon les contextes.

Au regard de la première certification CAPPEI sur cette nouvelle épreuve, quelles sont vos impressions ?

Ma première impression est qu’il n’est pas juste que des candidats fassent les frais d’une réforme en rodage dont les contours sont flous à certains endroits, surtout pour ceux qui ont beaucoup investi de leur temps et de leur énergie en formation et dans leur établissement, au service des élèves à besoins spécifiques et de leurs collègues.

Vous semblez dire que cette épreuve est difficile …

Disons qu’elle est en tension car elle traite d’une action à destination des adultes, et non pas des élèves. Or, beaucoup d’acteurs de l’éducation nationale (formateurs, IEN, IA-IPR, conseillers pédagogiques…) endossent déjà une partie de cette mission de personne ressource en menant eux aussi des actions de formation, de sensibilisation et d’information sur l’éducation inclusive. Cela les renvoie donc, quelque part et de façon inconsciente, à l’idée d’être dépossédé de quelque chose. « On ne vous demande pas d’être conseiller pédagogique mais personne ressource » fait partie du palmarès des motifs les plus récurrents pour justifier d’un échec à cette épreuve.

Je trouve qu’il faut être drôlement solide pour se relever et se reconstruire après une telle remarque écornant l’identité professionnelle, la confiance en soi et donc l’image que l’on a de soi-même…

Comment conclure alors ?

L’expression « enseignant ressource » aurait été plus adéquate me semble-t-il, car elle aurait, de fait, levé cette ambiguïté.

En tout état de cause, concernant cette épreuve de personne ressource, il est fondamental de mettre l’accent sur l’idée que l’action conduite par le candidat en matière d’éducation inclusive doit s’inscrire dans une logique de « co » : co-construire, co-opérer, co-élaborer, co-animer, co-enseigner, co-concevoir… et d’horizontalité entre tous les acteurs.

Rappelons une fois encore que l’éducation inclusive est l’affaire de tous pour le bien de chacun, élèves et adultes.

[1] BANDURA A & LECOMTE J (2007) Auto-efficacité : Le sentiment d’efficacité personnelle, de Boeck
[2] PAUL M. (2016), La démarche d’accompagnement : repères méthodologiques et ressources théoriques, de Boeck
[3] LAVENIER T, Le BOUEDEC G, PASQUIER L, Préface de Marcel LEBRUN M (2016) : Les postures éducatives, de la relation interpersonnelle à la communauté apprenante, L’Harmattan

• Qualinclus, guide pour le projet d’établissement

Réalisé à partir de travaux québécois, Qualinclus s’inscrit dans une démarche d’auto-évaluation pour contribuer à la mise en œuvre et à la régulation du projet d’établissement autour du concept d’école inclusive. Il propose une méthode d’action (établir un diagnostic, planifier, mettre en œuvre, évaluer) et comprend 5 fiches thématiques non exhaustives qui s’intitulent :

  • Accueillir et scolariser
  • S’adapter aux besoins particuliers des élèves
  • Former et accompagner les équipes éducatives à la scolarisation des élèves en situation de handicap
  • Sécuriser le parcours des élèves en situation de handicap
  • Travailler en partenariat

Qualinclus n’est pas un dispositif de plus, encore moins un label, mais une aide pour initier la réflexion des différents acteurs de la communauté éducative autour de l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction.

Télécharger la ressource

• L’apport des neurosciences cognitives

Dossier
L’apport des neurosciences cognitives pour l’enseignement

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Mémoire, attention, apprentissages, lecture, fonctions exécutives,… Quelques-uns des apports récents de la recherche en neurosciences cognitives à l’enseignement.

Voir le dossier :
Apport des neurosciences cognitives

• en direct du colloque de la FNAME

Ces 5,6,7 octobre se déroule le 15ème colloque de la FNAME (fédération nationale des associations de maîtres E) sur la thématique :

« Les processus d’apprentissage :
des premiers pédagogues aux neurosciences, les acquis de la recherche. »

Des conférenciers de talent pour nous accompagner dans la réflexion : Olivier Houdé, André Giordan, Ange Ansour, François Taddéi, Alain Pouhet, Philippe Meirieu…

Les interventions seront collectées sur le site de la FNAME : www.fname.fr