Outils pour la formation

• Les troubles de l’apprentissage expliqués en vidéos

Le CHU Sainte-Justine au Québec apporte en matière de soins et services des éclairages pédagogiques sur les difficultés et les troubles d’apprentissage ainsi que leurs distinctions. Ces explications sont réalisées dans un format vidéo court de quelques minutes pour mieux comprendre les caractéristiques et les causes des déficiences étudiées.

On pourra notamment visionner trois vidéos consacrées aux troubles « dys » suivants : dyslexie, dysorthographie et dyscalculie.
En complément, d’autres capsules viennent exposer les comorbidités habituellement retrouvées : TDA/H (troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), troubles du développement moteur, troubles du langage oral…

On gardera bien sûr à l’esprit en classe, que au-delà du diagnostic réservé aux professionnels du soin, c’est avant tout les besoins des élèves qui sont la priorité d’un enseignant.

https://www.chusj.org/fr/soins-services/T/Troubles-de-l-apprentissage/Videos/Explications-animees

• Différencier, individualiser, personnaliser, coopérer…

Dans la revue Éducation et socialisation, Sylvain Connac propose un article  dans lequel il interroge ces différents termes. Il apporte ainsi une clarification combien nécessaire pour mieux comprendre  l’action pédagogique. Pour lui, il s’agit de proposer :

  • des temps collectifs d’étayage par l’enseignant (Bruner, 1983 ; Lescouarch, 2018), afin que les élèves puissent être enrôlés puis maintenus dans leur orientation par une dynamique de recherche collective, en lien avec les informations et ajustements apportés, les temps d’enseignement collectif apparaissant comme plus égalitaires et efficaces que les dispositifs qui privilégient le seul travail individualisé (Crahay, 2013) ;
  • des temps individualisés, pendant lesquels chacun poursuit le travail qu’il a engagé précédemment (Grandserre et Lescouarch, 2009) et l’enseignant investit une « table d’appui » (Forget, 2017, 2018), notamment pour soutenir les réflexions des élèves qui bloquent ;
  • une organisation coopérative du travail, par de l’aide, du tutorat entre pairs, de l’entraide ou du travail en groupe ou en équipe (Connac, 2017, Connac, 2020). Ces interactions participeraient à la qualité des apprentissages parce qu’elles aideraient les élèves à mieux comprendre et apprendre (Buchs, 2017) et complèteraient le travail d’étayage fourni par l’enseignant

Si nous partageons le modèle proposé, il nous semble toujours important d’interroger la conception des activités proposées et leur degré d’accessibilité.

A lire donc :https://journals.openedition.org/edso/13683

• Le coenseignement ? Y voir plus clair !

Marie Toullec-Théry et Philippe Tremblay publient ” Le Coenseignement : Théories , recherches et pratiques”.
Nous connaissons bien les travaux de ces deux auteurs et savons comment leur réflexion est étayée et éclairante pour les pratiques d’enseignement inclusives.

      “Le coenseignement est défini comme un travail pédagogique en commun, dans un même groupe et
dans un même temps, de deux ou de plusieurs enseignants se partageant les responsabilités éducatives pour atteindre des objectifs spécifiques (Tremblay, 2012). Cet ouvrage a l’ambition de faire un point sur ce que l’on sait déjà à propos du coenseignement, de ses intérêts, de ses avantages comme de ses limites. Le propos ne se limite pas seulement aux fondements sociohistoriques, aux définitions et aux configurations du concept, mais s’intéresse aux conditions de mise en œuvre effectives, en n’oubliant pas le travail préalable de planification. Notre préoccupation est aussi d’exemplifier cette synthèse, fondée sur des résultats de recherches, par des pratiques effectives et des discours de coenseignants, qu’ils se trouvent en France, en Suisse, en Belgique ou au Québec.”
Divisé en dix chapitres, cet ouvrage intéressera, au premier plan, les étudiants en

sciences de l’éducation, les enseignants et les directions d’école souhaitant s’engager dans cette transformation de l’École ou simplement intéressés par cette question.

A lire donc...
le sommaire met déjà en appétit…

• Les équipes éducatives : Renforcer la coopération parents, enseignants

Le cercle d’étude académique “Grande pauvreté et réussite scolaire” de Montpellier, publie en lien avec ATD Quart monde, un livret à destination des équipes et des professionnels.
Cet outil a pour vocation d’être une aide à la réflexion et à l’action pédagogique. L’attention particulière que les professeurs portent aux familles très démunies a pour effet d’interroger leurs postures et leurs pratiques professionnelles pour faire progresser tous les élèves.
Cette recherche est partie d’un constat, partagé par tous (parents et professionnels) de dysfonctionnements et d’insatisfactions lors d’équipes éducatives, et ce, même lorsque la confiance était établie entre l’enseignant et les familles.
Pour mener à bien ce travail, la démarche de “Croisement des savoirs et des pratiques© ”promue et expérimentée par ATD Quart monde a été utilisée. Cette démarche passionnante et fructueuse permet de croiser les savoirs d’expériences des parents (notamment les plus éloignés de l’école) et les savoirs d’actions des équipes et professionnels.

 

 

Pour ce faire, des temps de travail en groupes de pairs ( Parents, enseignants, autres professionnels) autour des difficultés rencontrées et de propositions à faire sont indispensables avant d’arriver aux échanges et partages entre les différents groupes, l’objectif étant de co-construire un outil à destination des professionnels (document rédigé et validé par tous les groupes)
La démarche, les réflexions partagées ainsi que les fiches actions en fin de document pourront être utiles aux équipes qui souhaitent améliorer cette coopération avec les parents, afin de favoriser pour tous une meilleure réussite scolaire.

Livret-Equipes-Educatives_ac-montpellier-ATD

• Le référentiel des compétences de l’enseignant spécialisé

Mise à jour de ce document qui a été vu plus de 60000 fois depuis sa mise en ligne en 2017, et partagé sur de nombreux sites institutionnels.

Ce référentiel vient en Annexe I de la Circulaire relative à la formation professionnelle spécialisée et au certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) publiée au BO n° 7 du 16 février 2017.

Il s’agit du Référentiel des compétences caractéristiques d’un enseignant spécialisé qu’il faut associer au Référentiel des métiers du professorat de 2013.
En effet l’enseignant spécialisé est un professeur du premier ou du second degré. Il maîtrise les compétences décrites par le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation (arrêté du 1er juillet 2013, annexe 1).

Le présent référentiel annexé s’inscrit donc dans la complémentarité de celui des métiers du professorat et de l’éducation.
Il décrit les compétences particulières et complémentaires attendues d’un enseignant qui accède à une certification spécialisée (le CAPPEI).

Il est conçu de telle sorte qu’il fait apparaître la spécificité des formes d’intervention des enseignants appelés à :

  1. Exercer dans le contexte professionnel spécifique d’un dispositif d’éducation inclusive.
  2. Exercer une fonction d’expert de l’analyse des besoins éducatifs particuliers et des réponses à construire.
  3. Exercer une fonction de personne ressource pour l’éducation inclusive dans des situations diverses.

Infographie : référentiel des compétences caractéristiques de l’enseignant spécialisé (format pdf)
à  voir aussi : Référentiel ens spécialisé + référentiel professorat

• Troubles DYS : outils et adaptations à l’école

En pratique, comment faire ?
Journée des Dys, organisée par la Fédération française des Dys

Les intervenants :  Michèle Mazeau, médecin de rééducation, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant, en particulier les dys- et troubles spécifiques des apprentissages, et Géraldine Loty, professeure des écoles.

• Au JO du 18 décembre : formation initiale des enseignants

Le journal Officiel du 18 décembre publie le cahier des charges concernant la formation initiale des futurs enseignants à l’éducation inclusive.

Les compétences communes et professionnelles sont déclinées. En voici un extrait :

Nous y retrouvons de nombreux points sur lesquels nous travaillons. Nous remarquons encore la formule:” connaître les dispositifs et structures inclusifs” avec ce terme de structure qui reste problématique.

Le principe d’accessibilité pédagogique et didactique est posé. Cela demandera d’interroger les contenus de formation dispensés dans les domaines disciplinaires. L’observation et l’analyse des tâches trouvent une place dans ces compétences professionnelles décrites. Pour rappel, voici ce que nous avons souvent développé   sur ce que les enseignants devaient mettre en œuvre pour évoluer vers des classes de plus en plus inclusives.

 

A lire et à travailler certainement pour améliorer toujours et encore la formation initiale et continue des enseignants.

Le cahier des charges à lire.

 

• Oser la pédagogie active !

L’université catholique de Louvain publie le cahier N°13-2020 particulièrement intéressant pour définir ces fameuses pédagogies actives… “Oser la pédagogie active. 4 clés pour accompagner les étudiant-es dans leur activation pédagogique”. Car, il s’agirait plutôt de parler de pédagogie de l’apprentissage actif.

Le livret est conçu pour le  niveau universitaire mais il est tout à fait pertinent et intéressant à lire pour tous les enseignants et peut nous aider à nous interroger sur nos pratiques.  Sa lecture est facile tout en posant des principes connus  de nombreux enseignants mais ce  cahier a le mérite de formaliser une formule parfois “fourre-tout” derrière laquelle chacun peut mettre ce qu’il veut. Par exemple, travailler en plan de travail individualisé peut  contribuer à rendre actif l’apprentissage de l’apprenant mais peut aussi comporter des inconvénients dans l’isolement possible, le manque d’interactions et le rapport au sens de l’apprentissage en cours.

 

Et si la pédagogie active peut sembler aller de soi pour certains,  ce dossier peut fournir une belle base pour analyser ses pratiques replaçant au centre la question de l’activation cognitive. Ainsi les  manipulations souvent proposées à l’école élémentaire sont utiles certes, mais  peuvent seulement sembler mettre en activité les élèves, car si elles ne sont pas assorties d’une activation cognitive, elles ne suffiront pas pour que l’apprenant construise son apprentissage.

Le modèle ICAP ( mode interactif, mode constructif, mode actif , mode passif ) est très éclairant. Soyons attentifs à ne pas nous contenter des seuls modes passif et actifs ( en superficialité) qui constituent un des motifs d’une exclusion qui s’opère silencieusement dans nos classes et qui ne stimule pas assez les élèves à besoins éducatifs particuliers, les laissant dans leur zone  de répétition.

A lire et à réfléchir.

De plus le document est jalonné de QR codes qui renvoie à des capsules vidéos ou des approfondissements.