A nouveau une présentation claire réalisée par Virginie Houpert, enseignante spécialisée.
Elle témoigne de l’utilisation d’un outil métaphorique permettant à l’élève de comprendre le fonctionnement de la mémoire de travail pour mieux l’utiliser.
A voir sur Linkedin.
● Comprendre et mettre en œuvre la flexibilité cognitive
Voici un support éclairant sur la flexibilité cognitive produit par Virginie Houpert. Il permet à la fois de travailler avec les élèves la compréhension de cette fonction mais aussi de la travailler avec de puissantes métaphores. les élèves peuvent ainsi mieux comprendre leur zones de blocage dans un apprentissage.
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7423664679157379073/
● AESH : le sénat rejette la proposition de loi
Sous la pression de la revendication de longue date de la CFDT et de l’intersyndicale (sauf FO) une proposition de loi, portée par la sénatrice socialiste Marie-Pierre Monier, prévoyait l’accès pour les AESH à un statut de fonctionnaire de catégorie B, avec une rémunération à temps plein et une véritable formation initiale.
Examinée le 7 janvier 2026, la proposition de loi a été rejetée par la droite majoritaire au Sénat (Les Républicains, l’Union centriste et une partie du groupe Les Indépendants, République et territoires) appuyée par le gouvernement.
Les 145 000 AESH – qui constituent par leur nombre la deuxième catégorie de personnel de l’éducation nationale – travaillent à 98 % des cas à temps incomplet, donc à un salaire qui atteint moins de 1 000 euros net par mois. Mme Monier a rappelé qu’un tiers des AESH ont quitté leur poste entre 2020 et 2023. La création d’un statut aurait permis de « renforcer l’attractivité et la rémunération » du métier, mais aussi fidéliser ces personnes « devenues essentielles » à l’école inclusive. A la rentrée 2025, il manquait plus de 45 000 AESH pour accompagner les élèves, avec de fortes disparités selon les territoires.
suite à lire ici ou sur le site de votre syndicat préféré.
● Nous, les AESH, on ne parle pas aux parents
Nadia et Élodie, toutes deux AESH en école élémentaire, échangent autour d’une prescription qui semble avérée concernant le fait de parler aux parents. Toutes les deux n’ont pas la même approche et lors d’un entretien croisé, elles s’expliquent. Depuis plusieurs années, Frédéric Grimaud cumule des centaines d’heures d’entretiens avec des professeur.es des écoles.
Et dans votre établissement, est-ce que ce sujet a été abordé entre (tous) les interessés ?
Un court article du café pédagogique à lire ici
● Escalade Accessible !
Quand un mur d’escalade devient accessible à tous !
Cela montre bien que c’est à l’environnement de se rendre accessible. Les évolutions technologiques sont une aide précieuse quand nous donnons le sens , la direction, que nous voulons prendre…
En classe, opérons aussi ce changement de focale nécessaire à l’accessibilité pédagogique pour permettre la participation de chacun.
● Être frère ou sœur d’une personne handicapée
Un article qui met en lumière le rôle particulier des frères et sœurs d’enfants handicapés. cela développe sens de la responsabilité, solidarité, une maturité précoce… Cette question reste centrale dans leur vie, impactant les choix de vie et les trajectoires … Pour les parents, c’est aussi la question de l’avenir de leur enfant handicapé qui est sous-jacente. Comment préparer cet « Après » tout en permettant aux frères et sœurs de vivre leur vie.
Dans les classes, ces « frères et sœurs » peuvent sans doute trouver un lieu où s’épanouir et poser parfois leurs valises avec leurs camarades.
L’UNAPEI va lancer une grande enquête sur ce sujet afin d’objectiver ces réalités.
● Quelles stratégies pour booster la mémoire en classe ?
Voici une infographie que nous propose Aurélie Cuerda, enseignante référente aux usages du numérique pour l’éducation nationale. A prendre en compte.
● La danse , une « force pour l’inclusion »
Cette vidéo montre comment un spectacle de danse , proposé sans doute dans le cadre d’une fête d’école permet à une petite fille à mobilité réduite de PARTICIPER… Elle ne fait pas forcément les mêmes pas de danse que les autres mais elle participe pleinement à l’activité et elle a appris aussi.
Comment rendre ce maître-mot de PARTICIPATION actif dans nos séquences d’apprentissage ?
● Changer la porte ! une question d’accessibilité !
Un court métrage réalisé par des élèves de moyenne et grande section de l’école Ampère, à Grenoble. Publié il y a 8 ans déjà, toujours aussi sympa.
Il a été réalisé en papier découpé à partir de l’album « Quatre petits coins de rien du tout » de Jérôme Ruillier (éditions Bilboquet).
C’est un très bon support pour aborder la différence et aussi pour montrer que l’accessibilité est à portée de réalisation. Il suffit de le vouloir à plusieurs, la solution s’impose.
A voir et à utiliser avec des jeunes et des moins jeunes : https://www.youtube.com/watch?v=zoaiIs144_w
● Dynamique inclusive pour 2026 !
L’année 2025 a permis de célébrer les 20 ans de la loi « Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. » Ce fut l’occasion de relire les pratiques, de dresser un bilan bien mitigé des avancées et des stagnations, de mettre en lumière de nombreux projets qui articulent monde scolaire et monde médico-social, de constater aussi l’épuisement des équipes au quotidien face aux exigences contradictoires d’appartenance sociale et de sur personnalisation, d’affirmations inclusives et de moyens en diminution…
Tout cela nous conduit à penser qu’une nouvelle dynamique inclusive doit de plus en plus voir le jour pour que le droit de tous les enfants à être scolarisés soit respecté et s’exécute dans les meilleures conditions.
Pour cela, il nous faut donner plus de place à la logique environnementale et à celle du droit à participer.
Les chantiers à poursuivre ou à ouvrir sont les suivants :
– Les pratiques pédagogiques liées à la personnalisation des parcours ont été modifiées, invitant les enseignants à un autre regard, à adapter les supports, les exigences, les tâches parfois. Il nous faut capitaliser ces savoirs d’expérience et aller maintenant vers une accessibilité des situations pédagogiques, c’est à dire , concevoir en amont les obstacles et proposer des aides pour tous. La conception universelle des apprentissages,( ou des enseignements) prend en compte toutes les diversités de percevoir, de comprendre et de restituer , créant ainsi de nombreuses possibilités d’accéder aux situations d’enseignement/apprentissage proposées. Elle nous invite à concevoir en amont ces différentes possibilités et à les proposer à tous. Un vrai changement dans nos représentations est à l’œuvre. Il ne s’agit plus de seulement regarder les difficultés ou les troubles de tel ou tel élève mais bien d’assurer un environnement pédagogique accessible à tous.
– De nouvelles collaborations entre les établissements spécialisés et les établissements scolaires vont se développer, inaugurant des projets locaux qui demanderont audace et responsabilités nouvellement articulées. Les Pôles d’appui à la scolarisation seront, nous l’espérons, un maillon essentiel dans cette reconfiguration. Espérons aussi que les clivages , parfois idéologiques ou institutionnels sauront se taire pour faire place aux projets qui donnent la première place aux enfants, adolescents et à leurs familles. Cela sollicitera beaucoup de créativité et de ténacité pour lever les « barrages » administratifs qui cloisonnent sans cesse et limitent plus que nécessaire les chemins nouveaux qui demandent à être ouverts.
Il y a des choix à opérer qui relèvent d’un projet de société:
– Voulons-nous vraiment une société inclusive qui donne les moyens à son école de scolariser tous les enfants ?
– Sommes nous prêts à refonder et les programmes, les savoirs à enseigner et la forme scolaire ?
– Entre école élitiste et école de tous pour tous, il faudra bien nous interroger sur la poursuite ou non de ce paradoxe.
Comme une croisée des chemins, il nous faudra choisir sous peine de nous perdre et de décourager les équipes enseignantes, les familles ?
Tout cela ne peut se faire sans redonner des marges d’initiative aux acteurs de terrain en les assurant d’une réelle confiance en leurs expériences et en la force des équipes.
