• Suite de l’enquête sur les ULIS.

En juin nous avions lancé la première partie de cette enquête. Voici maintenant les deux derniers volets qui s’adressent aux enseignants de référence des élèves d’ULIS.

Sont donc maintenant disponibles  les 4 volets de l’enquête sur les ULIS…

N’hésitez pas à communiquer autour de vous  cette enquête… Déjà de nombreux enseignants coordonnateurs ont répondu…  Merci à tous.

• Accessibilité et personnalisation?

L’accessibilité est universelle ou elle n’est pas. Ce principe devrait guider nos actions et nos choix.

Or, le focus a longtemps été mis sur la personnalisation. Il s’agissait de répondre au droit à l’éducation, puis à celui de la scolarisation en proposant des projets individualisés. Avec notre façon très administrative d’organiser à la fois les lieux, les aides, les moyens, nous en sommes aujourd’hui à proposer PAP, PPS, PAI et PPRE… Certains de nos voisins européens s’en étonnent quand parfois un seul protocole existe, pouvant être proposé de façon souple, en fonction des besoins, de la responsabilité des enseignants, en concertation avec les familles et les différents partenaires.

Ce passage administrativo, personnalisé, était sans doute obligé ! Je voudrais aujourd’hui attirer l’attention sur les risques que comporte cette sur-focalisation sur l’individu et ouvrir une voie plus pragmatique et qui entre dans cette logique de l’accessibilité universelle.

Concrètement, les enseignants peuvent se retrouver à gérer x projets suivant x protocoles et se demander si tout cela est toujours justifié ; ils peuvent aussi se sentir surchargés, avoir un questionnement  sur l’adéquation avec l’idée qu’ils se faisaient du métier. Mon propos n’est pas de dire que la préoccupation du suivi de chaque élève ne fait pas partie du métier, et la plupart des enseignants ont ce désir de faire au mieux pour chacun.

Mais il y a deux écueils qui demandent à être bien vus.

À trop personnaliser, une nouvelle stigmatisation est possible. Elle peut d’ailleurs très bien se manifester chez l’élève lui-même qui ne souhaite plus bénéficier de mesures particulières…  « Non je ne veux pas avoir d’ordinateur… je veux faire comme tout le monde… » Elle peut aussi interroger les autres élèves … « Pourquoi lui et pas moi… «  Nous pouvons réguler cet effet  en travaillant avec l’ensemble des élèves sur la notion de différence, d’équité et entrer dans une nouvelle compréhension des besoins des uns et des autres. En cela, plus la différenciation pédagogique devient une manière de faire ordinaire, régulière, plus il est logique que chacun ne fasse pas forcément la même chose, de la même façon, en même temps.

L’autre écueil est celui de rester dans une logique d’aide, de réparation et non de se diriger vers une logique environnementale et d’accessibilité universelle. Penser en amont la conception du cours, analyser les activités proposées en termes d’obstacles, et donc d’aides à proposer à tous, permet d’associer facteurs environnementaux et personnels. Cette démarche d’anticipation, de repérages systématiques des limitations possibles rencontrées par de nombreux élèves, dans une activité proposée permet peu à peu de répondre aux invariants  que nous connaissons et comprenons maintenant mieux (voir à ce sujet le dossier proposé sur les apports des neurosciences cognitives).

Car, si auparavant, nous concevions les propositions pédagogiques en fonction d’un « bon »  élève standard, nous avons maintenant appris que certains ne peuvent pas lire ou écrire de façon autonome mais peuvent comprendre et s’exprimer ; que certains ne peuvent s’exprimer oralement mais utiliser des moyens de communication alternative ; que certains ne disposent pas d’une mémoire de travail opérante et ont donc besoin d’indices qui servent de rappels… Tous ces éléments deviennent en quelque sorte les nouvelles normes « iso » des propositions pédagogiques.

Si les normes d’accessibilité, largeur des portes, des couloirs, hauteurs des rampes d’escalier sont aujourd’hui posées dès le départ, dans la conception des plans de tout appartement, bâtiment public, scolaire … peut-on imaginer créer un répertoire des obstacles et des aides dans tout scénario pédagogique ?

Pour cela, il s’agit bien d’accompagner les enseignants dans ce travail d’analyse de l’activité en s’appuyant sur l’interdisciplinarité pour sortir des évidences « matière ».

Ainsi dans le document Double focus, nous pouvons voir les deux façons de préparer et gérer sa classe. Le focus « personnalisation » était privilégié ; sans l’abandonner, la pratique associée avec le second focus « accessibilité », éviterait les écueils cités d’une « sur » personnalisation. A terme, il rendrait le travail des enseignants plus adapté au contexte d’aujourd’hui qui découvre la richesse de la diversité et renouvelle le métier.

Véronique POUTOUX

. « Scénariser les espaces, c’est aussi scénariser les apprentissages « 

C. CARON, ingénieur pédagogique nous propose une réflexion utile et nécessaire sur les liens entre espaces et apprentissages…

Espérons que lors de rénovations, de constructions , les multiples aspects de « l’apprendre »  soient bien pris en compte et modifient peu à peu les visions très traditionnelles de l’école.

 

 

. Vous avez dit DAR !

Aurèle Maurez , auteure, nous propose une infographie très claire sur le dispositif d’Auto-régulation. Dispositif qui montre les liens  constructifs entre médico-social et éducation nationale, au service des enfants avec des troubles neuro développementaux mais aussi pour tout élève qui en aurait besoin à un moment ou à un autre.

Voici le lien sur Likedin: https://www.linkedin.com/posts/aur%C3%A8le-maurez-4943911ba_on-entend-de-plus-en-plus-parler-des-dar-share-7465408671418834944-6syP/?utm_source=share&utm_medium=member_ios&rcm=ACoAAAR0Hd4B7wnL0hGNLIybX2WSjGj3PphlvcU

. Le rapport IGESR/IGAS sur Role et missions des AESH

Un rapport très fouillé qui va dans le même sens de ce que nous développons depuis de nombreuses années.

En prenant la question des AESH, sont en même temps  soulevées les questions clés :

Sommes nous au clair sur ce que désigne le sigle EBEP ?

Quelles nouvelles articulations avec le médico-social ?

Statut et précarité à peine tolérables des personnels AESH….

Les effectifs des classes ?

Surtout il est enfin question de l’accessibilité …  » Eclair lumineux  » pour quitter le modèle de la compensation…On évoque le Conseiller Principal d’accessibilité, niveau inter écoles, soutien aux enseignants, outils pédagogiques… et l’assistant d’accessibilité rattaché à la classe entière … 

Enfin l’intégration du médico-social directement dans l’école via les Poles  d’appui à la scolarité…

 

Une proposition de lecture audio de ce rapport avec l’aide de l’IA.... https://www.youtube.com/watch?v=EV_Zp9pNbNU

Pour ceux et celles qui veulent approfondir le document en intégralité

Les 18 propositions de Trisomie France pour une école pour tous.

En vue de la Conférence Nationale Handicap qui va se dérouler en JUIN, Trisomie France publie ses 18 propositions. Rappelant les articles du droit international et français, l’association montre les limites de l’aide humaine telle qu’elle a été conçue jusqu’à maintenant et la nécessité de l’accessibilité aux apprentissages.

. « Aider l’enfant à faire oeuvre de lui-même »

Le café pédagogique nous livre ce lundi 4 mai un entretien avec Philippe Meirieu et Xavier Bouchereau.  Voici quelques extraits qui m’ont particulièrement rejoint et qui redisent le sens profond de notre métier. 
Dans le livre, « Parce que nous croyons encore à l’éducation, Erès 2026, Philippe Meirieu, emploie à plusieurs reprises l’expression « aider l’enfant à faire œuvre de lui-même ». C’est une très belle expression, qui embrasse la question éducative dans toute sa poésie. L’éducation est ainsi un art : un art qui se consacre à une œuvre qui n’est pas la sienne. Si nous pouvons accompagner un enfant sur le chemin de la vie, sa destination ne nous appartient jamais ; il lui revient de la découvrir.
Ce rappel est essentiel à un moment où de nombreuses voix plaident pour  définir des protocoles sécurisés que les enseignants auraient à décliner. Toutes les nouvelles connaissances acquises grace aux sciences cognitives ne disent pas la complexité de cet « advenir » possible de chaque être humain. Nous ne fabriquons pas des objets  mais conduisons nos jeunes élèves vers le plein épanouissement de leur potentiel. C’est une belle oeuvre à laquelle nous contribuons.
Et, ainsi définie, la pédagogie n’est ni une science (avec des prescriptions à appliquer mécaniquement) ni une affaire de charisme individuel, c’est un « art de faire » : construire un cadre sécurisant et stimulant, préparer des progressions, être attentif aux événements qui surviennent, observer et comprendre ce qui se passe, prendre les bonnes décisions au bon moment.

Oui cet « art de faire » est tellement subtil, passionnant et sollicite chez l’enseignant et les équipes une part de recherche, de créativité, d’analyse. Les mises en oeuvre qui en découlent ne sont jamais garanties car surgit toujours inattendu de la réception par les élèves de nos propositions… Tous les instants de  « flow » nous étonnent nous-mêmes, quand tout va bien , que les élèves s’engagent pleinement, que la classe ressemble à une ruche qui s’organise et développe questionnement et pensées… Et quand rien ne fonctionne, il nous faut reprendre comme un tisserand sur le métier, chercher où sont apparus des nœuds…
La coéducation, ce devrait être cela : des portes qui s’ouvrent tout au long d’une vie en devenir, sans que nécessairement d’autres se ferment. Des possibles offerts à l’enfant dans des espaces différents, où ils peuvent s’éprouver et expérimenter d’autres manières d’être. Pour que ces portes restent ouvertes, il est important que l’école ne se ferme pas aux ressources de l’animation socioculturelle ou sportive, que les familles s’ouvrent à l’école, que la protection de l’enfance écoute davantage les familles. Bref, les adultes doivent reconnaître ce que les autres apportent à l’enfant, sans exclusive. Ils doivent accepter la différence de ces apports. Mieux encore : les soutenir, comme une nécessité pour que l’enfant grandisse. 
Merci de cette si juste définition de la co éducation… Quand l’école devient uniquement l’école de la performance et de la compétition, qui se croit la seule entité légitime d’enseignement, elle  produit des adultes enfermés dans leur égo et leur recherche de pouvoir. Ils instrumentalisent les enfants pour qu’ils deviennent des super héros dont ils seront fiers… Ouvrons-nous donc aux ressources humaines diverses. L’école est au service des ressources en chacun à développer ensemble.

● Bien-être enseignant : une comparaison entre enseignement ordinaire et spécialisé

En présentiel ou distanciel, une conférence proposée par le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de SciencesPo.
Intervenantes : Klara Kovarski est maîtresse de conférences à Sorbonne Université (INSPE-Paris) et chercheuse au LaPsyDE (CNRS, Université Paris Cité) Ses travaux portent sur la perception visuelle et le traitement des émotions dans le développement typique et l’autisme, à l’aide de méthodes électrophysiologiques, d’eye-tracking et comportementales
et Caroline Jeault, professeure des écoles dans l’académie de Paris et titulaire du CAPPEI. Après des études en lettres modernes et un master MEEF, elle a obtenu un master 2 « Métiers de la scolarisation inclusive », dans lequel elle s’est particulièrement intéressée au bien-être enseignant dans le cadre de son mémoire.

Pour en savoir plus et inscriptions


 

● Enfin des mesures de simplification !

Est-ce possible ? Enfin sont annoncées des mesures de simplification pour le suivi des saisines et dossiers MDPH.

Voir l’ensemble des 18 mesures proposées à compter de septembre 2026 : du bon sens/ une diminution de la charge administrative…
voir https://handicap.gouv.fr/sites/handicap/files/2025-07/Dossier-presse-Restitution-Tour-France-des-solutions-juillet-2025.pdf

Et ci-dessous une infographie récapitulative réalisée par Charlotte Martin-Chave, à consulter sur Linkedin :

 

● AESH : Mieux connaître leurs vécus et leurs situations

La DEEP publie en mars,une enquête statistique  sur  » Les conditions d’exercice des Accompagnants d’élèves en situation de handicap. »

De nombreuses données chiffrées sont  révélées qui confirment le statut difficile de ces personnels. On peut constater aussi l’évolution en cours depuis la généralisation des PIAL ( Les PAS changeront-ils quelque chose ?) . En effet, la plupart suivent plusieurs élèves, seuls 12 % délivrent une aide individuelle.
Elles sont à 94% des femmes vivant en couple et ayant en charge un enfant. Les trois quart exercent sur un lieu unique.

Voici un court extrait de l’introduction :

Le nombre de lieux d’exercice et d’élèves accompagnés constituent des facteurs importants de variation de leur vécu professionnel. Les AESH déclarent étendre leur activité au-delà des notifications d’accompagnement – documents officiels de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) précisant les besoins des élèves dont la situation de handicap est reconnue administrativement. Ainsi, les AESH déclarent intervenir en pratique auprès d’un effectif d’élèves 1,6 fois supérieur en moyenne à celui faisant l’objet d’une notification.
Les trois quarts des AESH indiquent intervenir dans un lieu d’exercice unique. Les relations quotidiennes dans les écoles et établissements sont perçues comme très positives : moins d’une AESH sur dix rapporte un manque de respect dans ses interactions avec les élèves ou ses collègues.
En revanche, le sentiment de manque de reconnaissance sociale est fortement exprimé : à l’instar des enseignants (Ceesay et al, 2025), les AESH se disent peu valorisées socialement (85 %), tout en percevant une forte utilité de leur travail (85 %). La considération institutionnelle est jugée faible, et ce sentiment s’accentue vis-à-vis des échelons supérieurs, du niveau départemental au niveau ministériel.
Le métier d’AESH est associé à une charge émotionnelle importante : une sur quatre estime devoir cacher ses émotions ou faire semblant d’être de bonne humeur, une sur quatre déclare être en contact avec des familles en situation de détresse, et près de la moitié sont concernées par le fait de penser au travail dans leur sphère personnelle. Cependant, la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle apparaît comme un motif de satisfaction : neuf AESH sur dix déclarent ne pas dépasser significativement leur temps de travail prévu de 25,5 heures hebdomadaires, qui s’approche du temps de scolarisation des élèves. Ce métier les expose également à certaines formes d’atteintes, notamment physiques (coups, bousculades, blessures), plus fréquentes que pour les autres personnels (9 % contre 3 %).
Leurs constats rejoignent ceux des autres personnels des écoles et établissements scolaires, qui considèrent majoritairement que la réalisation de la mission d’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers nécessiterait davantage de moyens humains et une meilleure formation : plus d’un tiers des AESH (36 %) estiment avoir besoin de davantage de collègues pour exercer correctement leur métier. Environ la moitié évoque un manque de fournitures et d’espaces adaptés.
Les besoins en formation apparaissent également importants.

Des données objectives à consulter: https://www.versunecoleinclusive.fr/wp-content/uploads/2026/04/les-conditions-d-exercice-des-accompagnantes-et-accompagnants-d-l-ves-en-situation-de-handicap-481235.pdf

voir aussi sur le Café Pédagogique

● CUA à l’université

L’Université Catholique de Louvain (UCL) propose un document très clair sur la pédagogie universitaire rendue accessible pour tous. Les auteurs redonnent les origines du projet, présentent de façon très claire les principes de la CUA et illustrent leur mise en pratique dans des cours délivrés auprès des étudiants.

Cette présentation claire, concise accompagnée d’exemples dans différents cours peut permettre à des enseignants en lycée de travailler l’accessibilité pour tous leurs élèves des dispositifs pédagogiques proposés. Elle peut aussi accompagner ces pratiques à l’école et au collège.

Reste comme dans de nombreuses présentations à creuser la question de l’identification des obstacles contenus dans les scenari pédagogiques.

A lire

● Forum de l’inclusion

Enseignants, AESH, parents, professionnels de l’accompagnement, … plus de 250 personnes se sont retrouvées ce samedi 28 mars à l’invitation de l’Atelier Canopé de Villeneuve-d’Ascq (anciennement Lille).
L’Atelier Canopé organisait, pour la sixième année, sa journée dédiée aux élèves à besoins éducatifs particuliers dans les locaux de l’IRTS – Institut régional du travail social à Loos.

Cette journée s’inscrivait dans la programme « Forum de l’inclusion Hauts-de-France »

Thématique de la journée – Vers une école pour tous, guidée par les besoins des élèves

Mieux accompagner tous les élèves dans leur scolarité, quels que soient leurs besoins éducatifs. Face à la diversité des besoins des élèves, comment garantir une scolarisation de qualité pour tous les enfants, de la maternelle au lycée ? Comment mettre en œuvre l’accessibilité universelle centrée sur les besoins ? Comment répondre aux besoins spécifiques : DYS, TSA, EHP, allophones, RSA, … Comment adapter les pratiques pour rendre les apprentissages accessibles : enseignement explicite, feed-back, autorégulation, IA… ? Quels dispositifs et outils utiliser ?

PROGRAMME 

  • 8h45 : Accueil
  • 9h15 : Mot d’accueil
  • 9h30 -12h00 : 

conférence de Isabelle Ducos-Filippi, formatrice académique École inclusive  > Accessibilité de l’enseignement et des apprentissages

Comment accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers sans enfermer l’inclusion dans une logique d’adaptations individuelles ? Cette conférence propose de déplacer le regard vers l’accessibilité des apprentissages et la Conception Universelle des Apprentissages (CUA) comme réponses structurelles à l’hétérogénéité des classes. À partir de la CUA, enrichie par les apports récents de la recherche scientifique, Isabelle Ducos-Filippi, formatrice académique Ecole Inclusive, partage une approche concrète, structurée et adaptée aux réalités du terrain. La CUA y est abordée comme un cadre opérationnel articulant le pourquoi apprendre, le quoi enseigner, le comment enseigner. Une conférence pour sécuriser les apprentissages essentiels et installer des dynamiques de réussite durables, pour tous.

  • 12h00 – 13h00 : pause déjeuner
  • 13h00 – 17h30 : mini-conférences et ateliers

13h00 / 14h30

Mini-conférence > Communication Alternative et Améliorée (CAA)
Laure AUPICQ, Responsable territoriale antenne des Hauts-de-France
La CAA – De quoi parlons-nous ? Et quelle place dans la scolarité de l’enfant ? À l’heure où les orientations encouragent vers l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap, il parait intéressant de penser leur accompagnement et la transmission des savoirs. Dans ce cadre, la démarche de CAA est intéressante à penser afin d’aller en ce sens. Prenons le temps de définir la démarche de CAA et son impact pour tendre vers un développement des compétences et une autonomie de l’enfant.

Mini-conférence > Présentation des équipes mobiles de soutien à la scolarisation
Clémence Friedrich, psychologue, Helene Bourghelle, éducatrice spécialisée et coordonnatrice du D2IS, Fanny Scaillierez Fossard, coordinatrice D2IS Éducation nationale
Présentation par trois professionnelles des équipes mobiles de soutien à la scolarisation des papillons blancs de Roubaix-Tourcoing. Qui appeler pour quels besoins ? EMIP, EMAS, D2IS. Que proposons nous dans la collaboration Education Nationale / Médico-social ?

Mini-conférence > AFEHP
Marie-Line Stenger, formatrice – conférencière
L’apport des neurosciences dans la connaissance des personnes HPI et dans la mise en place des besoins spécifiques à la maison et en classe.

Atelier > Une école plus accessible et plus accueillante pour les élèves allophones
CASNAV // Virginie GEORGE et Marianne BOUZIANE, conseillères académiques
Comment ouvrir l’École aux élèves allophones et rendre les apprentissages accessibles, malgré la barrière de la langue, sans simplifier les savoirs ? Quelles ressources, quelles pistes pédagogiques pour répondre à leurs besoins spécifiques et permettre à chacun de s’inscrire dans un parcours de réussite ? L’équipe du CASNAV de Lille vous propose de mener la réflexion et de découvrir les ressources disponibles.

Mini-conférence > Me former à l’éducation inclusive et trouver de bonnes ressources
Jing Wang et Nicolas Ribeiro, Pôle pilote 100% IDT
Et si je découvrais une façon de trouver une ressource pédagogique complètement adaptée
à ma situation?? Et si je découvrais une nouvelle manière de me former innovante et ludique??
L’atelier vise à présenter le Pôle pilote et faire découvrir le répertoire des ressources, particulièrement une ressource pédagogique MIRIADE et une ressource de formation Simu-péda.
MIRIADE est une ressource qui vise à développer de l’empathie via la création d’histoire illustrée inclusive. Kit Simu-péda est un outil pour concevoir, d’une manière plus interactive et ludique,
des scénarios à l’usage de formation par la simulation.

  • 14h30 / 16h00

Mini-conférence > DYS : besoins spécifiques des élèves dys et les réponses pédagogiques possibles
Camille Maiffret, orthophoniste

Mini-conférence > Prendre en compte les particularités des élèves TSA pour construire un parcours scolaire de la maternelle aux études supérieures adapté aux besoins
CRA // Anne Coquet (enseignante spécialisée second degré), Isabelle Gylbert (enseignante spécialisée premier degré), Laurine Lesenne (psychologue)
Pour favoriser les apprentissages et éviter les ruptures de parcours scolaire, l’intervention proposera une réflexion autour de la structuration de l’environnement, de l’adaptation pédagogique, des aménagements aux examens, des outils institutionnels ainsi que sur les dispositifs TSA existants au sein de l’éducation nationale.

Mini-conférence > Refus scolaire anxieux, des idées reçues à un accompagnement efficace
RSA : APADHE 62 et Refus Scolaire Anxieux ; Séverine MAQUENHEM, Enseignante Coordonnatrice ; S.A.P.A.D. ; Doriane Delcroix, Psychologue de l’Education Nationale ; Circonscription de Tourcoing-Roncq
Pour augmenter les chances d’un retour vers l’établissement scolaire, l’élève en souffrance peut bénéficier de solutions « sur-mesure », grâce à un projet personnalisé mis en place conjointement par l’établissement scolaire, la famille et le service de l’APADHE 62. Plus tôt la demande d’APADHE 62 est effectuée, plus les chances de réussite augmentent. Parents et personnels de l’éducation, ce n’est qu’en construisant ensemble que nous pourrons y arriver !

Atelier > TDAH : mieux connaître pour mieux agir    – COMPLET –
Bénédicte Dubois, formatrice en sciences cognitives, enseignante spécialisée, collaboratrice dans l’équipe ATOLE du Centre de recherche en neurosciences / Inserm de Lyon
Cet atelier s’appuie sur une meilleure compréhension du TDAH pour mettre en œuvre des stratégies d’adaptation concrètes, visant à réduire les obstacles à l’apprentissage et à favoriser l’engagement de tous.

Atelier > Rendre accessibles les apprentissages et les enseignements
Émeline Danna, enseignante spécialisée
En participant à un jeu de 7 familles, découvrez ou redécouvrez des pratiques et postures pédagogiques au service de l’accessibilité dans votre classe.

  • 16h00 / 17h30

Mini-conférence > L’autorégulation : une réponse aux besoins de tous
Christophe Poulain, formateur professeur
Une approche transversale pour répondre aux besoins éducatifs particuliers (BEP) des élèves avec des troubles du neurodéveloppement (TND) Cet atelier propose une présentation de l’autorégulation comme approche transversale au service de tous les élèves, avec une attention particulière portée aux BEP et aux élèves présentant des TND. À partir d’un modèle théorique issu des sciences cognitives, cette présentation abordera le développement des compétences d’autorégulation ainsi que la posture de l’adulte dans l’accompagnement des élèves. Les apports théoriques donneront lieu à des échanges avec la salle, à la présentation d’outils concrets, de supports visuels et de ressources pédagogiques.

Atelier > L’enseignement explicite, une approche pédagogique qui favorise l’inclusion  – COMPLET –
Bénédicte Dubois, formatrice en sciences cognitives, enseignante spécialisée, collaboratrice dans l’équipe ATOLE du Centre de recherche en neurosciences / Inserm de Lyon
L’enseignement explicite est une approche pédagogique dont l’efficacité est validée par la recherche scientifique parce qu’elle contribue à l’autonomie des élèves et à la réussite des plus fragiles. Cet atelier présentera comment la mettre en œuvre de façon rigoureuse et structurée.

Atelier > Les feedbacks
Émeline Danna, enseignante spécialisée
Plusieurs ateliers au choix vous permettront de définir les feedbacks, leurs buts et leurs différentes formes mais aussi de questionner vos pratiques et de vous entrainer à en formuler pour répondre aux besoins des élèves.

Atelier > Et si l’IA devenait notre alliée pour l’accessibilité pédagogique ?   – COMPLET –
Philippe Dubois, formateur, ingénieur pédagogique multimédia
Comment l’IA générative peut-elle réellement diversifier nos supports et différencier nos enseignements ? Un atelier pour expérimenter quelques outils sans perdre de vue les précautions nécessaires à une intégration éthique et explicite.

Le digipad de l’atelier

  • Tout au long de la journée // Stands des partenaires :CRA (Centre ressources autisme) ; AFEhP (Association française pour les enfants à haut potentiel) ; APADHE 59 et 62 / Association PEP 62 et APAJH Nord (Service d’accompagnement pédagogique à domicile, à l’hôpital ou à l’école) ; Association Phobie scolaire ; APEDYS (Association de parents d’enfants dyslexiques) ; Dyspraxie France Dys ; Avenir Dysphasie ; Corneille : le pouvoir de la lecture ; VirtySens ; Pôle pilote 100% IDT ; Pôle d’appui à la scolarisation (circonscriptions Avesnes / Valenciennes et Douai / Cambrai).