Archives du mot-clé partenariat

• Être ensemble autour de l’élève

Que ce soit durant les différents conseils de classe, les équipes éducatives ou équipes de suivi de scolarisation, pour de nombreux élèves et leurs parents, l’inquiétude se fait sentir en cette période de l’année.

Que deviendra leur enfant l’année prochaine ? Une maman écrivait sur le site : Je ne comprends plus, on m’avait dit qu’il irait en 6eme ordinaire et puis maintenant on me dit qu’il faut qu’il aille en SEGPA.

De l’inquiétude, du désarroi, voire de l’angoisse… de part et d’autre: parents, enseignants et différents professionnels. La peur mutuelle ne peut être constructive. Que va-t-on dire, que va-t-on entendre ? Comment alors mieux préparer et vivre ces rencontres parfois cruciales ?

La première étape est sans doute de se rappeler que chacun est là non pour défendre son point de vue mais pour chercher ensemble ce qui sera le mieux pour le jeune. Cela suppose d’accepter d’être déplacé dans son jugement.

Que ce soit l’enseignant qui pensait à un changement d’établissement ; que ce soit le parent qui ne veut pas entendre parler d’une orientation dans l’enseignement professionnel alors que leur enfant a défini son projet ; que ce soit un autre professionnel qui ne voit pas les progrès réalisés au sein de la classe, au contact des autres enfants. Nous nous devons de prendre en compte les observations les plus précises de chacun des interlocuteurs dans les différentes situations, en classe, avec ses camarades, ses loisirs, son suivi médical… Nous nous devons aussi d’entendre ce que le jeune peut dire de son souhait, son projet.

il est souvent nécessaire de donner du temps car les représentations des uns et des autres peuvent fausser la réflexion. Que représente pour un parent un dispositif ULIS ou section Bac Pro ARCU, ou bac STMG ? Comment développer une plus grande compréhension de ce que vivent les parents, des projections nécessaires qu’ils construisent pour leur enfant.

Nous le voyons, ce travail nécessite des rencontres et non une seule, cela doit donc être anticipé. Il est aussi indispensable de veiller au vocabulaire employé et de s’assurer de la compréhension de chacun. Enfin, vouloir forcer une décision conduit à un ressenti qualifié parfois de “couperet” violent, qui ne pourra donc être partagé.

L’école n’est plus dans une attitude de surplomb et de toute puissance ; cela donne aux enseignants des occasions pour développer de belles qualités d’empathie, de compréhension mutuelle, d’ajustement du vocabulaire. Les parents seraient-ils devenus les nouveaux maitres du jeu et décisionnaires ? L’évolution conduit à développer des logiques d’acteurs et de partenaires et non plus des logiques d’assistanat… L’élève n’est plus un objet de soins mais un sujet. Il en est de même pour les parents et nous avons à reconnaître leur responsabilité pleine et entière dans l’accompagnement de leur enfant. Ainsi c’est bien dans une relation de confiance mutuelle, il faut s’en donner les conditions, espace, temps, que nous pouvons envisager ces rencontres comme des espaces de dialogue, de co- construction d’une décision que nous souhaitons être la meilleure. Cela n’exclut pas des désaccords, c’est même assez normal. Il convient alors de nommer ces désaccords… Sans pour autant en conclure que tout dialogue est interrompu… Pour le moment, notre désaccord porte sur…  Mais nous sommes d’accord sur … Pouvons-nous prévoir une prochaine rencontre …

L’école inclusive est une école des relations. Nous apprenons sans cesse des uns et des autres.

Il nous faut passer d’un campement de certitudes établies sur telle ou telle orientation à un espace ouvert de possibles parfois inattendus.


Véronique Poutoux, rédactrice en chef, 15 février 2019.

• L’enquête ULIS, suite : Le coordonnateur entre personne ressource et expert

Comme nous vous l’annoncions,  voici le deuxième volet de l’analyse de l’enquête ULIS. Il s’agit ici des réponses qui traitent de la question de la perception qu’ont les coordonnateurs ULIS de leur rôle de personne ressource et d’expert de l’enseignement spécialisé.

Enquête ULIS Éléments quantitatifs.

L’enseignant coordonnateur entre personne ressource et expert de l’enseignement spécialisé.

– Les relations au sein de l’établissement.

– Les relations avec les partenaires .

– Quelles mises en œuvre ? Quelles avancées ?

– Quelles améliorations à apporter ?

• Une matinée de réflexion avec des enseignants, des parents sur l’école inclusive.

Une belle occasion de réfléchir ensemble sur les évolutions qui nous ont conduit de l’enseignement spécialisé à l’école inclusive avec des enseignants d’école, de collège, des parents de la région d’Orléans.

Voir la vidéo :https://www.youtube.com/watch?v=JjuAllDFCA0&feature=youtu.be

• Analyse des entretiens, 5. Partenariat.

 

La notion de partenariat, d’alliance éducative revêt une grande importance pour les personnes entendues. La relation de partenariat qui lie les différents professionnels semble tenir de l’évidence. Grâce à la loi du 11 février 2005, elle a considérablement évolué de manière positive. L’Enseignante Référente, enseignante spécialisée E avant 2005, s’exprime ainsi : « La CCPE[1] prenait des décisions sans que j’ai le sentiment d’avoir un rôle à jouer si ce n’est celui de présenter le dossier. Nous n’étions pas partenaires…La loi de 2005 a permis de s’interroger sur cette question du handicap, du positionnement, du rôle de chaque professionnel…Cette opinion est partagée par les autres acteurs. Par contre, en ce qui concerne la relation parents-professionnels et plus particulièrement parents-enseignants, la situation reste délicate voire tendue. Des incompréhensions, des ressentiments perdurent. Le contexte institutionnel ne semble pas garantir un cadre favorable à une évolution nécessaire et indispensable à la réussite de l’application de la loi. Nous allons présenter la synthèse des propos en dissociant le partenariat entre professionnels et la collaboration entre enseignants et parents.

 

Lire l’article Partenariat

[1] CCPE : commission circonscription pré élémentaire, élémentaire