Outils

Sont présentés sur ces pages, une sélection d’outils aux formes et aux objectifs variés, tant pour l’enseignant, l’éducateur que le formateur…
Au delà de la simple circulation de l’information, nous voulons proposer une analyse et un regard critique sur nos pratiques d’inclusion.

• Se découvrir, se comprendre, s’aider, avancer …

Share Please

До слезНе знаю языка, на котором говорят в мультфильме, но все понятно и без слов

Publié par «Планета Океан» конкурс детского творчества sur mardi 25 novembre 2014

Même si cette vidéo n’est pas en français, et peut être justement parce qu’elle ne l’est pas, elle constitue un support intéressant pour aborder le manque d’autonomie, la différence et aussi ce qui nous réunit.  Les personnages se font comprendre et peuvent permettre à des enfants de commenter les différentes réactions …  De plus il y a une grande sensibilité dans la prise d’images et dans les expressions.

•Accessibilité et personnalisation?

L’accessibilité est universelle ou elle n’est pas. Ce principe devrait guider nos actions et nos choix.

Or, le focus a longtemps été mis sur la personnalisation. Il s’agissait de répondre au droit à l’éducation, puis à celui de la scolarisation en proposant des projets individualisés. Avec notre façon très administrative d’organiser à la fois les lieux, les aides, les moyens, nous en sommes aujourd’hui à proposer PAP, PPS, PAI et PPRE… Certains de nos voisins européens s’en étonnent quand parfois un seul protocole existe, pouvant être proposé de façon souple, en fonction des besoins, de la responsabilité des enseignants, en concertation avec les familles et les différents partenaires.

Ce passage administrativo, personnalisé, était sans doute obligé ! Je voudrais aujourd’hui attirer l’attention sur les risques que comporte cette sur-focalisation sur l’individu et ouvrir une voie plus pragmatique et qui entre dans cette logique de l’accessibilité universelle.

Concrètement, les enseignants peuvent se retrouver à gérer x projets suivant x protocoles et se demander si tout cela est toujours justifié ; ils peuvent aussi se sentir surchargés, avoir un questionnement  sur l’adéquation avec l’idée qu’ils se faisaient du métier. Mon propos n’est pas de dire que la préoccupation du suivi de chaque élève ne fait pas partie du métier, et la plupart des enseignants ont ce désir de faire au mieux pour chacun.

Mais il y a deux écueils qui demandent à être bien vus.

À trop personnaliser, une nouvelle stigmatisation est possible. Elle peut d’ailleurs très bien se manifester chez l’élève lui-même qui ne souhaite plus bénéficier de mesures particulières…  “Non je ne veux pas avoir d’ordinateur… je veux faire comme tout le monde…” Elle peut aussi interroger les autres élèves … “Pourquoi lui et pas moi… “ Nous pouvons réguler cet effet  en travaillant avec l’ensemble des élèves sur la notion de différence, d’équité et entrer dans une nouvelle compréhension des besoins des uns et des autres. En cela, plus la différenciation pédagogique devient une manière de faire ordinaire, régulière, plus il est logique que chacun ne fasse pas forcément la même chose, de la même façon, en même temps.

L’autre écueil est celui de rester dans une logique d’aide, de réparation et non de se diriger vers une logique environnementale et d’accessibilité universelle. Penser en amont la conception du cours, analyser les activités proposées en termes d’obstacles, et donc d’aides à proposer à tous, permet d’associer facteurs environnementaux et personnels. Cette démarche d’anticipation, de repérages systématiques des limitations possibles rencontrées par de nombreux élèves, dans une activité proposée permet peu à peu de répondre aux invariants  que nous connaissons et comprenons maintenant mieux (voir à ce sujet le dossier proposé sur les apports des neurosciences cognitives).

Car, si auparavant, nous concevions les propositions pédagogiques en fonction d’un “bon”  élève standard, nous avons maintenant appris que certains ne peuvent pas lire ou écrire de façon autonome mais peuvent comprendre et s’exprimer ; que certains ne peuvent s’exprimer oralement mais utiliser des moyens de communication alternative ; que certains ne disposent pas d’une mémoire de travail opérante et ont donc besoin d’indices qui servent de rappels… Tous ces éléments deviennent en quelque sorte les nouvelles normes “iso” des propositions pédagogiques.

Si les normes d’accessibilité, largeur des portes, des couloirs, hauteurs des rampes d’escalier sont aujourd’hui posées dès le départ, dans la conception des plans de tout appartement, bâtiment public, scolaire … peut-on imaginer créer un répertoire des obstacles et des aides dans tout scénario pédagogique ?

Pour cela, il s’agit bien d’accompagner les enseignants dans ce travail d’analyse de l’activité en s’appuyant sur l’interdisciplinarité pour sortir des évidences “matière”.

Ainsi dans le document Double focus, nous pouvons voir les deux façons de préparer et gérer sa classe. Le focus “personnalisation” était privilégié ; sans l’abandonner, la pratique associée avec le second focus “accessibilité”, éviterait les écueils cités d’une “sur” personnalisation. A terme, il rendrait le travail des enseignants plus adapté au contexte d’aujourd’hui qui découvre la richesse de la diversité et renouvelle le métier.

• EPS et ASH

Une ressource créée par un groupe de conseillers pédagogiques EPS et ASH du Nord.

Destinée aux 3 cycles de l’école primaire, cette ressource permet de mettre en place des adaptations pédagogiques en EPS, pour les élèves en situation de handicap ou à besoins éducatifs particuliers (BEP), transférables à d’autres champs disciplinaires et profitables à tous les élèves.

Il s’agit d’accompagner des élèves porteurs de troubles du comportement et/ou cognitifs principalement à travers des situations de jeux collectifs (ex : les déménageurs).

Une série de fiches reprend des propositions en fonction des besoins repérés dans 7 domaines : temps, espace, règles et consignes, stratégies et procédures, rôles et statuts, habiletés motrices et gestion émotionnelle.

Voir le site

• AVS et enseignant

ndlr : AESH ou AVS ? Les AVS ou auxiliaires de vie scolaire sont bien présents dans nombre d’établissements aux côtés des élèves en difficulté d’apprentissage et de leurs enseignants. C’est le terme générique employé pour désigner ces professionnels, qui peuvent être employés sous divers statuts dont le moins précaire est celui d’AESH, accompagnants des élèves en situation de handicap.

Réseau Canopé (ex CRDP) publie

AESH et enseignant
Collaborer dans une école inclusive – Grégoire Cochetel*
04/2017

“Ce livre constitue un outil dont l’objectif est de permettre la réussite du trio AESH-Enseignant-Élève. Il donne à comprendre comment les AESH participent à la prise d’autonomie de ces élèves et à la réussite de leurs parcours de scolarisation…”


Cet ouvrage s’adresse tant à l’enseignant qu’à l’auxiliaire de vie scolaire et devrait constituer un “socle commun d’intervention” en classe.
Il pourra sans doute éclairer les parents…
Vous connaissez cet ouvrage et vous avez pu l’utiliser en classe ? Merci de laisser votre avis en commentaire.

Voir sur le site Réseau Canopé

*Grégoire Cochetel est Directeur adjoint ESPE, chargé des formations autour de l’enseignement à l’Université Blaise Pascal Clermont-Auvergne

• Enseigner la compréhension de textes

Enseigner la compréhension de textes narratifs à des élèves scolarisés en ULIS-école : des résultats encourageants
par Isabelle Lardon, Michaël Billebault & Sylvie Cèbe

“Si lire c’est comprendre, apprendre à lire, c’est apprendre à comprendre les textes qu’on nous lit ou qu’on décode seul.
Un large consensus scientifique et les prescriptions institutionnelles engagent les enseignants à enseigner la compréhension en lecture, et ce, dès l’école maternelle.
Mais comment s’y prendre quand on exerce auprès d’élèves qui présentent des troubles importants des fonctions cognitives ?”

L’article sur le site du centre Alain Savary

L’article au format pdf remis en page à partir de celui du site

• Adapter son enseignement…Pourquoi ?

Adapter son enseignement, c’est bien… savoir pourquoi on le fait c’est mieux !

Depuis la publication du BO du 29 janvier 2015, les élèves dont les difficultés scolaires résultent d’un trouble des apprentissages peuvent bénéficier d’un plan d’accompagnement personnalisé (PAP), après avis du médecin de l’Éducation nationale et ce, de la maternelle jusqu’au lycée. circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 20125 “le plan d’accompagnement personnalisé”
Ce document officiel définit les mesures pédagogiques qui permettent à ces élèves de suivre les enseignements prévus au programme correspondant au cycle dans lequel ils sont scolarisés et donc d’accéder plus facilement aux apprentissages.

Loin de viser l’exhaustivité, le document de Bénédicte Dubois permet aux enseignants, aux élèves et à leurs parents d’apporter des idées d’adaptations mais surtout de comprendre et d’identifier en quoi elles sont nécessaires.

En complément un diaporama  de présentation des adaptations, à partager en équipe !

Un code couleur permet de se repérer dans le document parmi 5 propositions     

 

Le document Adapter son enseignement

Le diaporama au format pdf

 

• Formulaire MDPH, sept 2017

Voici le formulaire CERFA proposé en cette rentrée dans les MDPH.

Il a le mérite de prendre en compte de nombreuses situations très diverses… qui peuvent faire penser que la personne, en tant que telle est prise en compte? Cependant, malgré les efforts de présentation, est-il utilisable par tous? Accessible en d’autres termes?

Comment les différentes personnes se sentiront-elles prises en compte?  Seront-elles accompagnées dans cette démarche?

Ne fallait-il pas concevoir un formulaire spécifique qui concerne les enfants et jeunes ? Ou  craint-on encore que les dossiers ne puissent pas suivre lorsqu’un jeune étudiant devient par exemple travailleur?

Voir le document

• CAPPEI : le chiffre 3 à l’honneur !

CAPPEI : Certificat d’Aptitude Professionnelle aux pratiques de l’Éducation Inclusive

Réforme de la formation spécialisée : le chiffre 3 à l’honneur
B0EN n°7 du 16 février 2017

  • 3 nouvelles compétences pour l’enseignant spécialisé, complémentaires à celles des professeurs et autre personnel de l’éducation

    3 nouvelles compétences

    Infographie B Dubois d’après le B0EN n°7 du 16 février 2017

     

  • 3 nouveaux modules de formation :

    1) Modules de tronc commun (144 heures)
    2) Modules de professionnalisation dans l’emploi (52 heures X2)
    3) Modules d’approfondissement (52 heures)

  • 3 épreuves au cours de la certification :

    3 épreuves au cours de la certification

    Infographie B Dubois d’après le B0EN n°7 du 16 février 2017

    voir aussi notre article :
    Tout savoir sur le CAPPEI