Réalités de l’école inclusive

Réalités de l’école inclusive : une invitation à suivre une classe, un projet, une expérience…

• Témoignage d’une coordinatrice d’Ulis

Eli Etot nous livre son expérience de coordinatrice d’une Ulis en collège. Elle décrit une Ulis, vraie dispositif, appui, sas pour les jeunes ; elle insiste aussi beaucoup sur le travail conjoint de préparation en amont des inclusions pour bâtir les progressions et donner les aides nécessaires aux élèves pour tirer bénéfice des cours suivis. Son statut d’enseignante de mathématiques est aussi un atout dans cette réussite.

Une belle expérience et de fortes convictions en l’éducabilité des élèves et de ses collègues.

Lire: Une expérience en Ulis

• Fin des classes aménagées au sein d’un collège : essai réussi…

Nos traditions et représentations ont conduit une équipe à organiser pour des élèves présentant des difficultés importantes dans les apprentissages,  des classes aménagées, comme des « à part » dans leur collège. Par souci de bien faire, leur proposer une classe plus « cocon » avec une équipe motivée semblait être une réponse intéressante pour répondre aux besoins de ces jeunes et gérer l’hétérogénéité croissante. Après quelques années de fonctionnement, un nouveau questionnement est apparu : le paradigme de l’école inclusive a interrogé ces professeurs ; de plus ces élèves, lors de leur année de 3ème « décrochaient » en quelque sorte. Perte de motivation, pas beaucoup d’envie pour travailler, subissant plus ou moins leur orientation… Alors l’équipe a réfléchi… Voici un premier bilan après un trimestre de fonctionnement autre…
Où il apparait clairement que les motivations sont là, les progrès aussi ; que le tutorat fonctionne… Bref , il est toujours possible de faire évoluer les choses, et cela est intéressant et motivant pour tous !

Début septembre nous nous sommes engagés dans une nouvelle étape pour les élèves qui étaient en classe aménagée.[1] Depuis la rentrée de septembre, ils sont dorénavant inclus dans les classes dites « classiques ». À l’heure actuelle, fin du 1er trimestre, nous sommes en mesure de faire un premier bilan. J’ai rencontré courant novembre chaque élève de 4ème et de 3ème qui était jusqu’à l’année dernière en classe aménagée et les conseils de classe ont eu lieu. Les résultats sont surprenants.

Tout d’abord, les élèves sont satisfaits de ce changement. Leurs craintes avant la rentrée étaient : de ne pas pouvoir suivre le rythme, d’être exclus voire rejetés, de voir leurs résultats chuter, de perdre le peu de confiance qu’ils avaient gagnée.
Rien de tout cela n’est arrivé. Sur 25 élèves en 4ème seul une élève est en grande difficulté. La jeune fille a baissé les bras dès le départ mais les raisons sont d’ordre familial. En 3ème, seuls deux élèves sont en échec. Malheureusement une élève était déjà en échec en 4ème. Une orientation avait été proposée et refusée par la famille. La deuxième est surprenante. Cette jeune fille refuse complètement le changement et reste ancrée dans le passé. Elle refuse même toute aide de la classe. Nous travaillons avec elle et le professeur principal pour qu’elle accepte le changement qui est quelque chose de difficile pour elle même en dehors de l’école.

Pour les autres, ils sont devenus des élèves moteurs et surprennent les autres camarades par leur motivation, leur détermination et leur force de caractère. Ils veulent réussir comme les autres et s’en donnent les moyens. Certains sont les meilleurs éléments de la classe. Les élèves sont un peu admiratifs de cette volonté.

Quant à l’intégration auprès des autres camarades, elle s’est bien déroulée aussi. Les professeurs principaux ont mis en place des binômes afin que les bons élèves prennent en charge les élèves avec un handicap ou une difficulté. Ils sont devenus pour ainsi dire des professeurs particuliers. Toutes les classes ne fonctionnent pas ainsi. Certains professeurs sont réticents à mettre en place ce système. Ils ont peur que la charge soit trop lourde pour un adolescent. La réussite des autres effacera peut-être leur crainte et les poussera à faire de même. Les élèves sont très satisfaits de ce système. Les uns comme les autres apprennent en étant aidés, et en expliquant. D’ailleurs, les élèves des classes où la solidarité n’est pas mise en place trouvent que le rythme n’est pas assez soutenu et ils s’ennuient, alors que les élèves qui expliquent à leur binôme ne s’ennuient jamais.

Néanmoins, il reste une petite bataille à mener. Les anciens élèves de classe aménagée avaient une grande crainte avant la rentrée. Ils craignaient que l’on se moque d’eux. Cette peur est toujours présente , même s’ils n’ont subi aucune moquerie. Cette peur les empêche de participer même quand ils sont sûrs d’avoir la bonne réponse. Nous travaillerons dès la rentrée avec les professeurs principaux sur ce point.

Pour conclure ce premier bilan, même si rien n’est gagné nous restons convaincus des bienfaits pour nos jeunes de ce changement. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir mais avec une bonne dose de bienveillance nous allons réussir.

[1] Élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages avec troubles « dys »

• Avec un écrivain, devenir « Auteur » … L’aventure se termine…

Après toutes ces séances passées à réfléchir et imaginer l’histoire, nous avons laissé place à l’écriture. Les élèves de l’Ulis ont rédigé leurs différents parcours de l’histoire et le résultat final a été la production d’un recueil reprenant chacun des récits.

Devant les parents, collègues et partenaires, les élèves ont diffusé un film récapitulatif de leur année d’écriture  et ont présenté un powerPoint avec la lecture de quelques passages clés des histoires. Une vraie belle aventure !

Voir le film

• Avec un écrivain, devenir « Auteur » … Journal de Bord… Étapes 7 à 8

Voilà. L’aventure se termine. Comme dans tout projet les surprises sont au rendez-vous et les rebondissements nombreux.

L’écrivain rebondit sur une idée des élèves et leur propose un saut dans le temps et l’espace.

Cette nouvelle abstraction les perd un peu …Mais au final, avec l’aide des schémas, ils transforment l’ile en ville, en imaginant ces quartiers, et leurs personnages en fils et filles des pères fondateurs…

De quoi nourrir l’imaginaire et des notions d’urbanisation, d’histoire, de filiation.
A relire l’ensemble des fiches proposées, c’est la richesse des situations proposées, le fil conducteur qui met ces élèves d’Ulis en Vraie situation d’apprentissage…et de coopération….

séance 7

séance 8

• Avec un écrivain, devenir « Auteur » … Journal de Bord… Étapes 5 et 6

Le projet avance. les élèves vont affronter deux difficultés lors de ces séances: écrire son propre texte et pour cela permettre de libérer l’imaginaire, d’alléger la tache en compensant par une dictée à l’adulte ou en utilisant un correcteur orthographique; celle d’abstraire pour comprendre la notion de mesure et les conversions entre la réalité et la formalisation sur papier. Ici c’est le passage par le corps qui sera le facilitateur…Combien de pas dois-je faire pour traverser l’Ile. Séance 5 Séance 6

• Avec un écrivain, devenir « Auteur » … Journal de Bord… Étapes 3 et 4

Nous continuons ici de suivre les élèves de l’ULIS du collège MONT Rolland qui travaillent avec un écrivain dans un projet d’écriture.

Cette fois-ci les élèves doivent choisir leur personnage, imaginer une île et rechercher  les animaux  qui y vivent.

Où l’on découvre aussi les difficultés bien  spécifiques, comment alors d’autres enseignants sont associés pour résoudre ce problème. On voit  aussi comment ces élèves avancent dans leur projet.

A découvrir : Séance 3 . Séance 4