Outils pour la classe

. “Des parents invisibles. L’école face à la précarité.

Nous rappelons que l’école inclusive  est une école qui tente de ne plus exclure et qui scolarise tous les enfants en répondant au mieux aux besoins de ceux qui pour quelque raison rencontrent des difficultés à l’école.

La précarité, grande précarité , renforcée par cette crise sanitaire  est soit totalement présente dans les écoles , soit étrangement ignorée.

Dominique Glasman, propose dans la revue française de pédagogie, un article qui répondra à de nombreuses questions de terrain sur ces “parents invisibles” que nous cherchons tant à rencontrer. Il propose l’analyse du livre de P Périer ” Des parents invisibles, l’école face à la précarité.”

A lire, si nous voulons mieux comprendre ce qui se joue pour ces parents.

“Il s’agirait moins de former cadres et enseignants aux « techniques de communication » avec les parents qu’à l’analyse et la compréhension des positions, des logiques, dans lesquelles sont pris les parents, et en particulier ceux des milieux précaires. Ceux-ci souhaitent la réussite de leurs enfants et vivent souvent dans des conditions qui, en dépit des invitations, des appels ou des injonctions de l’école, rendent très difficile d’y répondre ; ils se sentent démunis pour le faire, et n’ont plus, pour se préserver, que la solution du maintien à distance, faisant d’eux des « parents invisibles ».

L’article

. Un guide ressource pour les équipes.

L’ONISEP Hauts de France publie un guide sur la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers Une école pour la réussite de tous.

A voir entre autre une première partie qui traite de la prise en compte des élèves à besoins éducatifs particuliers  quelle que soit l’origine et la manifestation des difficultés rencontrées. Une partie plus spécifique traite de la scolarisation des élèves en situation de handicap…

Un bon document ressource pour les équipes. A découvrir.

. Une expérience de coordonnateur d’éducation inclusive sur plusieurs collèges.

Voici l’entretien réalisé avec notre collègue Christelle CC qui est titulaire d’un poste d’enseignante coordinatrice pour l’éducation inclusive partagé sur plusieurs collèges de l’enseignement privé sous contrat du bassin d’Annecy. Il y a ici un sujet très intéressant pour répondre aux besoins des enseignants et des élèves. Ce qui nous montre que le collège inclusif ne se définit pas  par le fait d’avoir une ULIS ou une SEGPA mais plutôt par le souci partagé de répondre au mieux aux besoins éducatifs particuliers des élèves en accompagnant les enseignants  et l’équipe. La réflexion menée collectivement pour  trouver une stratégie de moyens  devient alors opérante. A lire absolument.

. Entre continuité et ruptures, le lycée inclusif plus que jamais nécessaire !

En effet, entre la réforme qui se poursuit cette année et la gestion de la crise sanitaire, la mise en place de la continuité pédagogique, quels sont les éléments qui avancent dans le sens de parcours différenciés  et aménagés en fonction des besoins particuliers de certains lycéens. Des questions très simples  interrogent ce niveau de la scolarité quant à sa capacité à s’inscrire dans un système scolaire inclusif.

Par exemple, pourquoi n’y-t-il que très peu d’ULIS en lycée général et technologique ? Pourquoi ces dispositifs sont-ils réservés aux lycées professionnels ? Si un élève est orienté dans la voie générale et technologique alors c’est qu’il doit s’adapter à ce qui lui est demandé , ce qui n’est pas l’orientation donnée à l’école( dans son sens générique)  inclusive qui doit s’adapter aux élèves et prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de certains élèves.

Qu’avons -nous appris du confinement qui va dans le sens d’un lycée, toutes voies confondues, qui engage des pratiques plus inclusives ?  Les enseignants ont été extrêmement attentifs aux difficultés rencontrées, ont prodigué de nombreux encouragements et se sont interrogés sur la pertinence des évaluations habituelles. La mise en confiance, le prendre soin ont pris plus d’ampleur et sont les bases nécessaires pour que chacun puisse apprendre, tout particulièrement lorsque le sentiment de compétence est peu sûr avec une image de soi assez négative. Certains élèves d’ailleurs se sont sentis mieux dans cette scolarité à domicile, ne sentant plus peser sur eux le regard des autres qu’ils perçoivent comme dévalorisant et a contrario, recevant les encouragements de ses professeurs. L’attention aux difficultés  donne des indicateurs sur les obstacles que peuvent rencontrer des élèves. L’explicitation plus grande accordée par les différents moyens est une première approche de l’accessibilité pédagogique.  Enfin il a fallu cibler des priorités quant aux évaluations et donc clarifier davantage les objectifs recherchés, les expliciter là aussi. Le dégagement de toutes ces zones implicites  habituelles , non vues en présentiel, se retrouve mis en lumière par la distance.

La réforme quant à elle dans ses finalité, recherche à proposer des parcours individualisés, reposant sur un choix et une orientation qui se doit d’être accompagnée. L’évaluation est aussi interrogée par la mise en œuvre du contrôle continu. Cela peut ouvrir la porte à un travail déjà mené en lycée professionnel sur la reconnaissance de niveaux de maitrise atteints dans telle ou telle compétence. Ces attestations de compétences doivent pouvoir se développer aussi en lycée général et technologique et permettre ainsi à des  lycéens aux profils cognitifs atypiques de pouvoir valider tout ou partie du baccalauréat. La réforme interroge aussi l’organisation de la “classe” en tant que telle et appelle une modularité et flexibilité plus grande.

Vous souhaitez approfondir cette réflexion, vous pouvez visionner la vidéo qui a été réalisée par Jean-François Gatineau de la Direction Diocésaine de Nantes qui m’invitait à plancher sur ce sujet début octobre. Voici le lien de la vidéo qui a été ainsi réalisée et diffusée auprès des chefs d’établissements des lycées de la région nantaise: https://youtu.be/l2eYwVjCLr0

Nota bene: quelques passages ne sont pas très bons au niveau de la qualité du son… soyez persévérant ! Merci de votre compréhension.

• Le bon sens

Voici un support de réflexion pour aborder l’estime de soi, la confiance en soi, le regard des autres, le sentiment d’auto-efficacité,… que l’on peut travailler en formation, au collège et au lycée (outre la performance littéraire !).

On précise bien : à lire de haut en bas, puis à partir de la dernière ligne.

Il s’agit ici d’une version féminisée par un·e élève.
Léni Cassagnettes est professeure des écoles, maitresse E en Rased et l’auteure de ce texte “Prends la vie dans le bon sens”, qu’elle partage sur son blog
http://www.maitresseuh.fr/

et aussi, en affiches sur La tanière de Kyban

• L’oral en maternelle

Cette fois, c’est le site “ressources pour l’école inclusive”, en lien avec le département ASH 91 et l’académie de Versailles, qui publie 3 posters très clairs sur cet apprentissage si essentiel à une socialisation positive.

A consulter… et à utiliser pour guider l’action dans les classes.

http://ressources-ecole-inclusive.org/2020/09/17/poster-apprentissage-du-vocabulaire-en-maternelle/

• L’oral, les oraux

L’académie de Créteil contribue à l’observatoire des pratiques en réseau d’éducation prioritaire et met en ligne un Padlet recensant de nombreuses ressources sur l’oral, ses différents usages, les apprentissages.
Tous les cycles sont concernés de la maternelle au lycée et de nombreux documents sont disponibles.
A consulter pour que, quelque soit le lieu d’exercice cet apprentissage puisse se réaliser au mieux pour tous.

Le Padlet : https://padlet.com/martine_amable/11m6h0jf7gwd

• Se tromper et apprendre !

Nous le savons bien, nous apprenons de nos erreurs… et nous savons aussi que les erreurs de nos élèves sont des indices pour nous enseignants, afin de comprendre soit les obstacles que comportait le scénario pédagogique, l’activité proposée, la consigne… soit de nous révéler une représentation  non ajustée au savoir en cours d’apprentissage, ou à la procédure utilisée… De nombreux ouvrages ont traité de la question, dont celui remarquable et toujours actuel “l’erreur un outil pour enseigner” ( ESF-2001/2006) de Jean-Pierre Astolfi.

Pour autant, pour nos élèves, cela est loin d’être une conviction, et la peur de se tromper est très présente… Cela interroge l’ambiance de classe, quelles conditions sont mises en place pour qu’il soit possible de se tromper ? Mais souvent aussi, ce sont nos élèves qui n’acceptent pas de se tromper car quelle idée ont-ils  de l’erreur éventuelle, ou encore, comment sont-ils soumis à la pression transmise par l’environnement familial?

Pour nos jeunes élèves, voici un film d’animation (durée 2mn), de plus poétique, qui peut permettre d’aborder cette question ces jours-ci ou encore en début d’année…

Comment apprendre à fabriquer des nuages ?

• La continuité pédagogique n’est pas synonyme de cours magistral…

Un excellent article qui nous est proposé par Jean-Charles Cailliez et  qui témoigne des pratiques de collègues enseignants durant cette expérience de la continuité pédagogique.

Comment en effet, continuer de mettre en œuvre des pédagogies actives et coopératives dans la poursuite des choix antérieurs posés par l’équipe du collège ” Enjoy school” de Cagnes sur mer.

Les choix et modalités sont décrits avec précision ainsi que les difficultés rencontrées.

Le questionnement sur la trace écrite est pertinent et interroge de fait le quotidien du monde d’avant…

A lire absolument