Repères

Parce que nous avons tous besoin de balises, de points d’ancrage, ces pages sont destinées aux articles de réflexion, aux sorties de publications et aux incontournables textes officiels.

● Forum de l’inclusion

Enseignants, AESH, parents, professionnels de l’accompagnement, … plus de 250 personnes se sont retrouvées ce samedi 28 mars à l’invitation de l’Atelier Canopé de Villeneuve-d’Ascq (anciennement Lille).
L’Atelier Canopé organisait, pour la sixième année, sa journée dédiée aux élèves à besoins éducatifs particuliers dans les locaux de l’IRTS – Institut régional du travail social à Loos.

Cette journée s’inscrivait dans la programme « Forum de l’inclusion Hauts-de-France »

Thématique de la journée – Vers une école pour tous, guidée par les besoins des élèves

Mieux accompagner tous les élèves dans leur scolarité, quels que soient leurs besoins éducatifs. Face à la diversité des besoins des élèves, comment garantir une scolarisation de qualité pour tous les enfants, de la maternelle au lycée ? Comment mettre en œuvre l’accessibilité universelle centrée sur les besoins ? Comment répondre aux besoins spécifiques : DYS, TSA, EHP, allophones, RSA, … Comment adapter les pratiques pour rendre les apprentissages accessibles : enseignement explicite, feed-back, autorégulation, IA… ? Quels dispositifs et outils utiliser ?

PROGRAMME 

  • 8h45 : Accueil
  • 9h15 : Mot d’accueil
  • 9h30 -12h00 : 

conférence de Isabelle Ducos-Filippi, formatrice académique École inclusive  > Accessibilité de l’enseignement et des apprentissages

Comment accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers sans enfermer l’inclusion dans une logique d’adaptations individuelles ? Cette conférence propose de déplacer le regard vers l’accessibilité des apprentissages et la Conception Universelle des Apprentissages (CUA) comme réponses structurelles à l’hétérogénéité des classes. À partir de la CUA, enrichie par les apports récents de la recherche scientifique, Isabelle Ducos-Filippi, formatrice académique Ecole Inclusive, partage une approche concrète, structurée et adaptée aux réalités du terrain. La CUA y est abordée comme un cadre opérationnel articulant le pourquoi apprendre, le quoi enseigner, le comment enseigner. Une conférence pour sécuriser les apprentissages essentiels et installer des dynamiques de réussite durables, pour tous.

  • 12h00 – 13h00 : pause déjeuner
  • 13h00 – 17h30 : mini-conférences et ateliers

13h00 / 14h30

Mini-conférence > Communication Alternative et Améliorée (CAA)
Laure AUPICQ, Responsable territoriale antenne des Hauts-de-France
La CAA – De quoi parlons-nous ? Et quelle place dans la scolarité de l’enfant ? À l’heure où les orientations encouragent vers l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap, il parait intéressant de penser leur accompagnement et la transmission des savoirs. Dans ce cadre, la démarche de CAA est intéressante à penser afin d’aller en ce sens. Prenons le temps de définir la démarche de CAA et son impact pour tendre vers un développement des compétences et une autonomie de l’enfant.

Mini-conférence > Présentation des équipes mobiles de soutien à la scolarisation
Clémence Friedrich, psychologue, Helene Bourghelle, éducatrice spécialisée et coordonnatrice du D2IS, Fanny Scaillierez Fossard, coordinatrice D2IS Éducation nationale
Présentation par trois professionnelles des équipes mobiles de soutien à la scolarisation des papillons blancs de Roubaix-Tourcoing. Qui appeler pour quels besoins ? EMIP, EMAS, D2IS. Que proposons nous dans la collaboration Education Nationale / Médico-social ?

Mini-conférence > AFEHP
Marie-Line Stenger, formatrice – conférencière
L’apport des neurosciences dans la connaissance des personnes HPI et dans la mise en place des besoins spécifiques à la maison et en classe.

Atelier > Une école plus accessible et plus accueillante pour les élèves allophones
CASNAV // Virginie GEORGE et Marianne BOUZIANE, conseillères académiques
Comment ouvrir l’École aux élèves allophones et rendre les apprentissages accessibles, malgré la barrière de la langue, sans simplifier les savoirs ? Quelles ressources, quelles pistes pédagogiques pour répondre à leurs besoins spécifiques et permettre à chacun de s’inscrire dans un parcours de réussite ? L’équipe du CASNAV de Lille vous propose de mener la réflexion et de découvrir les ressources disponibles.

Mini-conférence > Me former à l’éducation inclusive et trouver de bonnes ressources
Jing Wang et Nicolas Ribeiro, Pôle pilote 100% IDT
Et si je découvrais une façon de trouver une ressource pédagogique complètement adaptée
à ma situation?? Et si je découvrais une nouvelle manière de me former innovante et ludique??
L’atelier vise à présenter le Pôle pilote et faire découvrir le répertoire des ressources, particulièrement une ressource pédagogique MIRIADE et une ressource de formation Simu-péda.
MIRIADE est une ressource qui vise à développer de l’empathie via la création d’histoire illustrée inclusive. Kit Simu-péda est un outil pour concevoir, d’une manière plus interactive et ludique,
des scénarios à l’usage de formation par la simulation.

  • 14h30 / 16h00

Mini-conférence > DYS : besoins spécifiques des élèves dys et les réponses pédagogiques possibles
Camille Maiffret, orthophoniste

Mini-conférence > Prendre en compte les particularités des élèves TSA pour construire un parcours scolaire de la maternelle aux études supérieures adapté aux besoins
CRA // Anne Coquet (enseignante spécialisée second degré), Isabelle Gylbert (enseignante spécialisée premier degré), Laurine Lesenne (psychologue)
Pour favoriser les apprentissages et éviter les ruptures de parcours scolaire, l’intervention proposera une réflexion autour de la structuration de l’environnement, de l’adaptation pédagogique, des aménagements aux examens, des outils institutionnels ainsi que sur les dispositifs TSA existants au sein de l’éducation nationale.

Mini-conférence > Refus scolaire anxieux, des idées reçues à un accompagnement efficace
RSA : APADHE 62 et Refus Scolaire Anxieux ; Séverine MAQUENHEM, Enseignante Coordonnatrice ; S.A.P.A.D. ; Doriane Delcroix, Psychologue de l’Education Nationale ; Circonscription de Tourcoing-Roncq
Pour augmenter les chances d’un retour vers l’établissement scolaire, l’élève en souffrance peut bénéficier de solutions « sur-mesure », grâce à un projet personnalisé mis en place conjointement par l’établissement scolaire, la famille et le service de l’APADHE 62. Plus tôt la demande d’APADHE 62 est effectuée, plus les chances de réussite augmentent. Parents et personnels de l’éducation, ce n’est qu’en construisant ensemble que nous pourrons y arriver !

Atelier > TDAH : mieux connaître pour mieux agir    – COMPLET –
Bénédicte Dubois, formatrice en sciences cognitives, enseignante spécialisée, collaboratrice dans l’équipe ATOLE du Centre de recherche en neurosciences / Inserm de Lyon
Cet atelier s’appuie sur une meilleure compréhension du TDAH pour mettre en œuvre des stratégies d’adaptation concrètes, visant à réduire les obstacles à l’apprentissage et à favoriser l’engagement de tous.

Atelier > Rendre accessibles les apprentissages et les enseignements
Émeline Danna, enseignante spécialisée
En participant à un jeu de 7 familles, découvrez ou redécouvrez des pratiques et postures pédagogiques au service de l’accessibilité dans votre classe.

  • 16h00 / 17h30

Mini-conférence > L’autorégulation : une réponse aux besoins de tous
Christophe Poulain, formateur professeur
Une approche transversale pour répondre aux besoins éducatifs particuliers (BEP) des élèves avec des troubles du neurodéveloppement (TND) Cet atelier propose une présentation de l’autorégulation comme approche transversale au service de tous les élèves, avec une attention particulière portée aux BEP et aux élèves présentant des TND. À partir d’un modèle théorique issu des sciences cognitives, cette présentation abordera le développement des compétences d’autorégulation ainsi que la posture de l’adulte dans l’accompagnement des élèves. Les apports théoriques donneront lieu à des échanges avec la salle, à la présentation d’outils concrets, de supports visuels et de ressources pédagogiques.

Atelier > L’enseignement explicite, une approche pédagogique qui favorise l’inclusion  – COMPLET –
Bénédicte Dubois, formatrice en sciences cognitives, enseignante spécialisée, collaboratrice dans l’équipe ATOLE du Centre de recherche en neurosciences / Inserm de Lyon
L’enseignement explicite est une approche pédagogique dont l’efficacité est validée par la recherche scientifique parce qu’elle contribue à l’autonomie des élèves et à la réussite des plus fragiles. Cet atelier présentera comment la mettre en œuvre de façon rigoureuse et structurée.

Atelier > Les feedbacks
Émeline Danna, enseignante spécialisée
Plusieurs ateliers au choix vous permettront de définir les feedbacks, leurs buts et leurs différentes formes mais aussi de questionner vos pratiques et de vous entrainer à en formuler pour répondre aux besoins des élèves.

Atelier > Et si l’IA devenait notre alliée pour l’accessibilité pédagogique ?   – COMPLET –
Philippe Dubois, formateur, ingénieur pédagogique multimédia
Comment l’IA générative peut-elle réellement diversifier nos supports et différencier nos enseignements ? Un atelier pour expérimenter quelques outils sans perdre de vue les précautions nécessaires à une intégration éthique et explicite.

Le digipad de l’atelier

  • Tout au long de la journée // Stands des partenaires :CRA (Centre ressources autisme) ; AFEhP (Association française pour les enfants à haut potentiel) ; APADHE 59 et 62 / Association PEP 62 et APAJH Nord (Service d’accompagnement pédagogique à domicile, à l’hôpital ou à l’école) ; Association Phobie scolaire ; APEDYS (Association de parents d’enfants dyslexiques) ; Dyspraxie France Dys ; Avenir Dysphasie ; Corneille : le pouvoir de la lecture ; VirtySens ; Pôle pilote 100% IDT ; Pôle d’appui à la scolarisation (circonscriptions Avesnes / Valenciennes et Douai / Cambrai).

● Nouvelle instance pour l’accessibilité

Le Conseil national consultatif des personnes handicapées lance la conférence permanente de l’accessibilité et de la conception universelle. 

Souhaitons que cette conférence contribue à mieux articuler logique de compensation et logique environnementale. Souhaitons aussi qu’elle interpelle fortement les pratiques actuelles de l’éducation nationale qui continuent à trop privilégier les adaptations individuelles au détriment de la recherche d’une accessibilité des apprentissages.

● La CUA, une nouvelle mode ?

Sommes-nous vraiment entrain de développer les logiques environnementales et de droit pour participer, allons-nous vraiment vers une école pour tous ?

La Conception Universelle des Apprentissages ( CUA)  se présente  comme une approche permettant de mettre en oeuvre la logique d’accessibilité dans les pratiques pédagogiques. Comment accompagner les enseignants dans ce changement de paradigme alors que les injonctions de personnalisation par les différents projets depuis 2005 n’ont cessé de croître ? Faut-il balayer d’un revers de main, tous les efforts de différenciation pédagogiques mis en œuvre dans les classes ?

Il me semble que nous devons  faire un état des lieux des compétences que nous avons développées ces dernières années. Qu’avons-nous appris à faire dans la mise en œuvre de la différenciation pédagogique ? dans la mise en œuvre des différents projets personnalisés ?

Dans la présentation suivante, je me propose de revisiter la différenciation pédagogique et de pointer l’existant. Je me base dans cette analyse sur les réponses communiquées par les enseignants lors d’actions de formation. A gauche du schéma se trouvent les verbes qui décrivent les actions réalisées par les enseignants. A droite se trouvent les objets de différenciation et en bas les modalités.

Tous les verbes cités sont utilisés auprès de nos élèves, plus ou moins selon nos parcours et situations. Le verbe « étayer »  est plus particulièrement employé par les enseignants spécialisés.  Nous pouvons nous interroger sur le verbe « remédier » très présent dans les pratiques car il s’inscrit bien dans une logique de compensation et situe l’action pédagogique en AVAL des situations d’enseignement /apprentissage proposées. L’idée de conception universelle implique une recherche en AMONT des obstacles et devrait permettre une diminution de l’effet de remédiation qui est coûteux en temps.

Dans les objets de différenciation, les variables temps, supports, taches et exigences constituent les bases de la différenciation. Les supports sont différenciés en termes de police, lisibilité, longueur des exercices proposés; par contre ils sont peu diversifiés. ce sont les supports écrits qui sont largement employés. Les objectifs d’apprentissage sont peu différenciés. Or, c’est  un passage obligé. La CUA va poser comme principe majeur  de maintenir des exigences élevées pour tous et pour chacun. Ce qui veut dire développer l’excellence en chacun. Est-ce la même excellence pour chacun. La notion de participation devient alors essentielle. Ce qui compte c’est que dans l’activité proposée chacun puisse participer effectivement. Cela demande donc de distinguer les niveaux de maîtrise attendus de telle ou telle compétence: c’est une première façon de voir les choses ou bien d’analyser dans l’activité proposée les compétences de bas niveau de celles de haut niveau et de voir comment en lever trop de charge cognitive mise en jeu par les compétences de bas niveau. Ce qui est sûr c’est que cette lacune contribue à un flou sur ce que l’élève apprend réellement et entretient vis à vis des parents une forme de « leurre » . Dans le schéma sur l’analyse de l’activité la première question est :  » Qu’est-ce que les élèves vont apprendre ? » Celle-ci pourrait être complétée par une qualification plus particulière pour certains élèves ( 2, 3 maximum) . Enfin les démarches d’enseignement sont massivement basées sur une approche inductive. les démarches de projet très présentes en lycée professionnel et dans certaines disciplines sont peu employées en collège. Or celles-ci, permettent de relier les disciplines, de donner du sens. Cette désaffection interroge  ou du moins témoigne d’une vision étroite de l’éducation, restreinte et qui confirment les élèves les plus favorisés, capables de faire des liens entre les savoirs et accompagnés dans leur trajectoire scolaire.

Quant aux modalités de différenciation, la personnalisation est importante du fait des injonctions données et qui s’inscrivent dans « une logique du droit à… » pour les familles. Les pratiques de tutorat, de coopération, de plan de travail restent à la marge au collège et au lycée général. Elles occupent une place presque « normalisée » à l’école maternelle et élémentaire ainsi qu’en lycée professionnel.

Comment maintenant transformer ces pratiques pour les rendre plus accessibles ?

Dans la présentation suivante, je propose  de comprendre les grands principes de la CUA en 3 diapositives. Nous constatons alors notre difficulté à utiliser simultanément ou successivement les différents canaux de perception de l’information, de  restitution et de participation. Là aussi, le constat est celui de la prédominance du support écrit élargi à différentes formes visuelles, schémas, tableaux, cartes mentales…

Dans la diapo 3 sur la CUA,, le travail sur les attentes claires, la place de l’erreur et des instructions simples et décomposées est pratiqué par de nombreux enseignants. Par contre, nous voyons que la flexibilité, la modularité et la proposition d’activités simultanées différentes  reste un grand chantier à ouvrir et à généraliser. Ces 3 éléments posent en fait la question des contraintes de notre système, très normé, de nos organisations rigides et de l’architecture des salles de classe reposant sur une vision de l’enseignement très magistrale.

Enfin si la CUA ouvre un enrichissement de nos pratiques actuelles, la vraie question de l’accessibilité repose sur la mise en évidence des obstacles que vont rencontrer les élèves dans les différentes situations proposées. Cette mise en évidence des obstacles ne va pas de soi car elle se heurte aux évidences et au « Normalement, … ». C’est ainsi que la démarche d’analyse de l’activé constitue sas doute une possibilité  de transformer les pratiques en privilégiant la focale de l’activité. Une fois les obstacles trouvés, les aides deviennent des évidences pour les enseignants. Reste à s’autoriser la possibilité de proposer ces aides à tous !

Voir la présentation complète

Il nous faut donc relier état des lieux des pratiques actuelles, pistes proposées par la CUA et démarche d’accessibilité si nous voulons que la CUA ne soit pas le dernier gadget à la mode et perde sa vision prophétique des changements de logique qui doivent s’opérer si nous actons peu à peu une véritable école pour tous. 

Véronique Poutoux.10 février 2026

● AESH : le sénat rejette la proposition de loi

Sous la pression de la revendication de longue date de la CFDT et de l’intersyndicale (sauf FO) une proposition de loi, portée par la sénatrice socialiste Marie-Pierre Monier, prévoyait l’accès pour les AESH à un statut de fonctionnaire de catégorie B, avec une rémunération à temps plein et une véritable formation initiale. 
Examinée le 7 janvier 2026, la proposition de loi a été rejetée par la droite majoritaire au Sénat (Les Républicains, l’Union centriste et une partie du groupe Les Indépendants, République et territoires) appuyée par le gouvernement.

Les 145 000 AESH – qui constituent par leur nombre la deuxième catégorie de personnel de l’éducation nationale – travaillent à 98 % des cas à temps incomplet, donc à un salaire qui atteint moins de 1 000 euros net par mois. Mme Monier a rappelé qu’un tiers des AESH ont quitté leur poste entre 2020 et 2023. La création d’un statut aurait permis de « renforcer l’attractivité et la rémunération » du métier, mais aussi fidéliser ces personnes « devenues essentielles » à l’école inclusive. A la rentrée 2025, il manquait plus de 45 000 AESH pour accompagner les élèves, avec de fortes disparités selon les territoires.

suite à lire ici ou sur le site de votre syndicat préféré.

● Nous, les AESH, on ne parle pas aux parents

Nadia et Élodie, toutes deux AESH en école élémentaire, échangent autour d’une prescription qui semble avérée concernant le fait de parler aux parents. Toutes les deux n’ont pas la même approche et lors d’un entretien croisé, elles s’expliquent. Depuis plusieurs années, Frédéric Grimaud cumule des centaines d’heures d’entretiens avec des professeur.es des écoles.

Et dans votre établissement, est-ce que ce sujet a été abordé entre (tous) les interessés ?

Un court article du café pédagogique à lire ici

● Être frère ou sœur d’une personne handicapée

Un article qui met en lumière le rôle particulier des frères et sœurs d’enfants handicapés. cela développe sens de la responsabilité, solidarité, une maturité précoce… Cette question reste centrale dans leur vie, impactant les choix de vie et les trajectoires … Pour les parents, c’est aussi la question de l’avenir de leur enfant handicapé qui est sous-jacente. Comment préparer cet « Après » tout en permettant aux frères et sœurs de vivre leur vie.

Dans les classes, ces « frères et sœurs » peuvent sans doute trouver un lieu où s’épanouir et poser parfois leurs valises avec leurs camarades.

L’UNAPEI va lancer une grande enquête sur ce sujet afin d’objectiver ces réalités.

A lire donc

● Dynamique inclusive pour 2026 !

L’année 2025 a permis de célébrer les 20 ans de la loi « Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. » Ce fut l’occasion de relire les pratiques, de dresser un bilan bien mitigé des avancées et des stagnations, de mettre en lumière de nombreux projets qui articulent monde scolaire et monde médico-social, de constater aussi l’épuisement des équipes au quotidien face aux exigences contradictoires d’appartenance sociale et de sur personnalisation, d’affirmations inclusives et de moyens en diminution…

Tout cela nous conduit à penser qu’une nouvelle dynamique inclusive doit de plus en plus voir le jour pour que le droit de tous les enfants à être scolarisés soit respecté et s’exécute dans les meilleures conditions.

Pour cela, il nous faut donner plus de place à la logique environnementale et à celle du droit à participer. 

Les chantiers à poursuivre ou à ouvrir sont les suivants :

– Les pratiques pédagogiques liées à la personnalisation des parcours ont été modifiées, invitant les enseignants à un autre regard, à adapter les supports, les exigences, les tâches parfois. Il nous faut capitaliser ces savoirs d’expérience et aller maintenant vers une accessibilité des situations pédagogiques, c’est à dire , concevoir en amont les obstacles et proposer des aides pour tous. La conception universelle des apprentissages,( ou des enseignements)  prend en compte toutes les diversités de percevoir, de comprendre et de restituer , créant ainsi de nombreuses possibilités d’accéder aux situations d’enseignement/apprentissage proposées. Elle nous invite à concevoir en amont ces différentes possibilités et à les proposer à tous. Un vrai changement dans nos représentations est à l’œuvre. Il  ne s’agit plus de seulement regarder les difficultés ou les troubles de tel ou tel élève mais bien d’assurer un environnement pédagogique accessible à tous. 

– De nouvelles collaborations entre les établissements spécialisés et les établissements scolaires vont se développer, inaugurant des projets locaux qui demanderont audace et  responsabilités nouvellement articulées. Les Pôles d’appui à la scolarisation seront, nous l’espérons, un maillon essentiel dans cette reconfiguration. Espérons aussi que les clivages , parfois idéologiques ou institutionnels sauront se taire pour faire place aux projets qui donnent la première place aux enfants, adolescents et à leurs familles. Cela sollicitera beaucoup de créativité et de ténacité pour lever les « barrages » administratifs  qui cloisonnent sans cesse et limitent plus que nécessaire les chemins nouveaux qui demandent à être ouverts.

Il y a des choix à opérer qui relèvent d’un projet de société:

– Voulons-nous vraiment une société inclusive  qui donne les moyens à son école de scolariser tous les enfants ?
– Sommes nous prêts à  refonder et les programmes, les savoirs à enseigner et la forme scolaire ?
– Entre école élitiste et école de tous pour tous, il faudra bien nous interroger sur la poursuite ou non de ce paradoxe.

Comme une croisée des chemins, il nous faudra choisir sous peine de nous perdre et de décourager les équipes enseignantes, les familles ?

Tout cela ne peut se faire sans redonner des marges d’initiative aux acteurs de terrain en les assurant d’une réelle confiance en leurs expériences et en la force des équipes.

● Un récap de l’année 2025 !

L’année 2025 a permis de célébrer les 20 ans de la loi du 11 février…

Si nous nous accordons à dire que cette dernière a produit de nombreux changements dans les représentations,  dans les pratiques pédagogiques, il n’en demeure pas moins qu’une nouvelle dynamique inclusive doit se déployer plus respectueuse des droits de tous les enfants à être scolarisés dans les meilleures conditions.

Handicap. Fr propose un récap, mois par mois. A visionner

● Retour sur le sondage  » Vous et la loi de février « 

Enfin, vous trouverez ci-dessous le recueil des réponses et l’analyse que j’en propose. Merci à tous ceux et celles qui ont pris ce temps. Votre parole a toute son importance.

Que retenir ?

  • Le sondage analyse l’impact de la loi de février 2005 sur l’école inclusive, en mettant en avant trois évolutions majeures : la présence accrue des AESH, l’augmentation du nombre d’élèves en situation de handicap et les aménagements aux examens.
  • Les principales difficultés rencontrées sont le manque de moyens (notamment d’AESH), la formation insuffisante des enseignants, la surcharge des classes, ainsi que des difficultés dans la différenciation pédagogique et la cohérence institutionnelle.
  • Les axes d’amélioration prioritaires identifiés sont : réduire le nombre d’élèves par classe, renforcer la formation initiale et continue des enseignants, rendre les pratiques pédagogiques plus accessibles, et repenser le rôle des aides humaines dans une logique inclusive.
  • Le document souligne également la nécessité de passer d’une logique de compensation individuelle à une approche environnementale, où l’école devient le lieu de vie ordinaire pour tous les enfants, tout en articulant au mieux les ressources spécialisées avec celles de l’école.
  • Enfin, il met en avant le besoin d’une cohérence politique et d’une transformation profonde du système éducatif pour répondre aux enjeux de l’école inclusive aujourd’hui.

A lire Réponses et Analyse

et le recueil « brut » des réponses